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Lifestyle - instantk

Jour 5 : fièvre du samedi soir pour Leo DiCaprio et Salma Hayek

Premier festival de cinéma au monde, le Festival de Cannes fait tourner les têtes. Il les couronne comme il les fait tomber. Depuis le 16 et jusqu’au 28 mai, tous les regards convergent vers la Riviera où stars, « wanna be » et has been se côtoient et festoient pour l’amour du 7e art. Depuis la Croisette, nous ouvrons grands les yeux et les oreilles. Qui brille sous les flashes, qui est la coqueluche, le talent du jour ? Qui délie les langues, qui rend les autres jaloux et qui est passé inaperçu ? « L’Orient-Le Jour » se glisse entre le tapis rouge et les murmures de café. Voici la pêche du jour.

Jour 5 : fièvre du samedi soir pour Leo DiCaprio et Salma Hayek

Le très galant Francois-Henri Pinault "au service" de son épouse l\'actrice mexicaine Salma Hayek Pinault, avant la projection de "Killers of the Flower Moon". Photo Antonin THUILLIER/AFP

Samedi, 23 heures. Dans la gare SNCF de Cannes, une poignée de touristes attendent le dernier train en direction de Nice. Selva, une Argentine d’une cinquantaine d’années, est toujours sur son petit nuage. « Tu te rends compte, j’ai vu DiCaprio ! Il était juste devant moi ! », clame celle qui est venue spécialement de Vendée pour suivre le festival en personne. Dans le même wagon, un caissier en t-shirt Carrefour rentre chez lui. Visiblement fatigué, il roule des yeux en écoutant parler sa voisine de siège au téléphone avec sa fille, lui décrivant comment elle aurait pu approcher Kirsten Dunst si l’actrice n’avait pas ses quatre gardes du corps collés à elle. Cannes c’est ça ! Des gens parfaitement sobres qui donnent l’impression d’être sous acide…

Qu’il pleuve, qu’il vente…
Rembobinons. Samedi 20 mai. La météo n’est toujours pas du côté des festivaliers. Mais peu importe, la montée des marches du jour est beaucoup trop importante pour rester chez soi. Chez le gang des escabeaux, la tendance est au bleu plastique. En poncho sac poubelle, les plus courageux attendent devant l’entrée de la fan zone depuis le matin à 7h. Âmes sensibles et frileux s’abstenir.


Le "gang des escabeaux" prêt pour une "montée de rêve" malgré la pluie. Photo K.R.

De l’autre côté de la barrière, les conférences de presse et séances de rattrapages des films déjà projetés battent leur plein. Dans les couloirs du troisième étage du palais des festivals, une correspondante pour une chaîne panarabe est en plein malaise. Au téléphone, elle se fait lyncher par sa productrice qui lui demande de tourner de nouvelles séquences pour une émission spéciale diffusée le soir-même. « C’est quand même incroyable ! On ne vous envoie pas pour revenir bronzés ! Où sont les rushes ? », peut-on entendre depuis un canapé aussi rose que le placard à chaussures de Paris Hilton.

La mission d’UniFrance
À peine le temps de se prendre une tomate-mozzarella dans un des cafés qui profitent du festival pour doubler leurs prix, que s’ouvrent les portes d’UniFrance. Cet organisme qui a pour but de vendre et de promouvoir les films français à l’étranger installe son propre pavillon cannois le temps de la quinzaine et accueille l’équipe des Filles d’Olfa, film tunisien en compétition officielle. Sa réalisatrice, Kaouther Ben Hania, n’en est pas à son premier festival. Il y a un an, elle a officié en tant que présidente de la Semaine de la Critique, une expérience unique, selon elle, « qui aide à faire comprendre la singularité du regard de chaque artiste ». Si on ne parle que de cinéma engagé et de rébellions artistiques en interview, dans les files d’attente menant aux montées des marches, l’ambiance est toute autre…


Au pavillon UniFrance, l'actrice tunisienne Hend Sabri se prête au jeu des interviews. Photo K.R.

Leo !
Car quand Hollywood débarque sur la Croisette, le temps s’arrête. Dans l’espace dédié aux fans où l’on n’ose s’aventurer, il y a comme un air de déjà-vu. Ça crie, ça danse et ça patiente. En attendant la distribution américaine-bright du soir, le public acclame Rossy de Palma, qui, en grande tragédienne du cinéma Almodovarien, ne fera que quelques photos avant de rejoindre un tapis rouge déjà bondé d’invités en smoking ennuyants ou en robes au goût discutable. Arrive ensuite une Isabelle Huppert à peine reconnaissable, lunettes de soleil sur le nez et blonditude inhabituelle pour celle qui avait habitué la foule à une certaine froideur et un carré sérieux. « Mais qu’est-ce qu’elle a bien pu faire à son visage ? Je ne l’ai même pas reconnue ! », commentent les badauds. Plus loin, Salma Hayek fait tourner (toutes) les têtes. Apparition remarquée de la brune mexicaine au bras de son richissime mari, l’homme d’affaires François Henri-Pinault. En robe pourpre Alexander McQueen, la mythique interprète de Frida resplendit à 56 ans. Qu’importe si c’est avec l’aide d’un ange en blouse blanche et à la seringue magique.

Salma Hayek Pinault resplendissante en Alexander McQueen, au bas des marches. Photo Patricia DE MELO MOREIRA/AFP

En parlant d’anges, Robbie Williams qui les a chantées, ne se fait pas bousculer. Le Britannique, dont certains ont même oublié le nom, n’a pas laissé une trace indélébile sur le tapis rouge. Inversement, Naomi Campbell, toujours à bonne distance du public et de l’espace des journalistes, par peur d’y retrouver la mannequin Tyra Banks sans doute, débarque sous les crépitements des photographes qui scandent son prénom de vive voix, postillons facultatifs… Après une pause de quelques secondes à peine, les personnes présentes autour du Palais des festivals et des congrès n’ont pas le temps de reprendre leur souffle qu’un impressionnant cortège de policiers et de gardes du corps baraqués se place devant des voitures noires blindées, annonçant l’arrivée imminente du casting très masculin de Killers of the Flower Moon. Réalisé par un Martin Scorsese qui étonne par sa petite taille et emmené par un Leonardo DiCaprio acclamé par un public en transe, le film est déjà ovationné par la critique. La présence de l'incomparable Robert de Niro y est sans doute pour quelque chose.


Le trio de Killers of the Flowers Moon : Di Caprio, Scorsese et de Niro. Photo François BECKER/AFP

Dans la salle Lumière, ce long-métrage est la preuve qu’Hollywood est toujours prête à mettre ses moyens pour chouchouter ses idoles. S’il ne sortira en salles qu’en octobre prochain, la période propice pour se faire remarquer avant les nominations aux Oscars et autres cérémonies de récompenses américaines, le festival offre à ses amoureux une avant-première palpitante. Près d’un demi-siècle après sa Palme d’or pour Taxi Driver, Scorsese et ses 80 printemps signe un retour épique à Cannes malgré un hors-compétition et la réserve de Simona, venue uniquement pour apercevoir un acteur bulgare qu’elle ne remarquera même pas passer, distraite par son british shorthair qui gêne tout le monde autour… 


Des fans en transe devant DiCaprio. Photo François BECKER/AFP

Samedi, 23 heures. Dans la gare SNCF de Cannes, une poignée de touristes attendent le dernier train en direction de Nice. Selva, une Argentine d’une cinquantaine d’années, est toujours sur son petit nuage. « Tu te rends compte, j’ai vu DiCaprio ! Il était juste devant moi ! », clame celle qui est venue spécialement de Vendée pour suivre le festival en personne. Dans le même wagon,...
commentaires (2)

"Des fans en transe devant DiCaprio. Photo François BECKER/AFP" Ou jusqu'où va la stupidité humaine, surtout dans le cas du double chromosome X! Remarquez, le XY n'est pas mal non plus, mais il n'atteint pas les sommets de l'autre genre...

Georges MELKI

12 h 36, le 22 mai 2023

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Commentaires (2)

  • "Des fans en transe devant DiCaprio. Photo François BECKER/AFP" Ou jusqu'où va la stupidité humaine, surtout dans le cas du double chromosome X! Remarquez, le XY n'est pas mal non plus, mais il n'atteint pas les sommets de l'autre genre...

    Georges MELKI

    12 h 36, le 22 mai 2023

  • "...Killers of the Flower Moon. Réalisé par un Martin Scorsese qui étonne par sa petite taille et emmené par un Leonardo DiCaprio..." D'abord, depuis quand la taille est-elle un critère d'excellence intellectuelle et artistique? Faut-il toujours rappeler que Napoléon etc.etc.?? Mais ici au moins, le film garde son titre d'origine, ce qui n'est pas le cas pour votre confrère Annahar, dont le "critique" hautement versé dans les subtilités de la langue anglaise traduit le titre en قتلة زهرة القمر. No further comment, sauf qu'avec Annahar il n'y a aucune possibilité de commentaire...

    Georges MELKI

    12 h 32, le 22 mai 2023

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