Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, lors de la première séance électorale de la Chambre consacrée à l'élection présidentielle, à Beyrouth, le 29 septembre 2022. Photo Ibrahim Amro / AFP
Les députés seront appelés à une deuxième séance électorale pour désigner un nouveau président du Liban avant la mi-octobre, a indiqué le président de la Chambre Nabih Berry, qui a incité par la même occasion les parlementaires à "prendre leurs responsabilités" en vue de cette échéance.
A l'issue de la première séance électorale jeudi dernier, aucun président n'avait été élu par les 122 députés présents sur les 128 que compte l'Assemblée. Soixante-trois parlementaires avaient glissé un bulletin blanc dans l'urne, et le député de Zghorta Michel Moawad avait récolté le plus de voix avec 36 suffrages. En pleine crise économique, le Liban doit élire un président avant la fin du mois, le mandat du chef de l'État Michel Aoun expirant le 31 octobre.
Dans des propos rapportés lundi par le quotidien an-Nahar, M. Berry a affirmé qu'il convoquera une séance électorale "avant la mi-octobre, appelant tout le monde à prendre ses responsabilités en vue de cette échéance". Le chef du Législatif a également rappelé que le fait de réclamer "une entente n'équivaut pas à obtenir le consentement des 128 députés", lui qui avait indiqué à l'issue de la séance de jeudi qu'il ne convoquerait une nouvelle réunion que lorsqu'un consensus sera trouvé.
Alors que le groupe parlementaire du mouvement chiite Amal de M. Berry a voté blanc lors de la première séance, tout comme le Hezbollah et ses alliés, le chef du Parlement rappelle que le vote blanc "a toujours été utilisé depuis 1943 et cela est un droit des députés". Il n'a pas cependant souhaité répondre à la question de savoir si lui-même et son groupe avaient l'intention de voter blanc une nouvelle fois.
Le chef du Législatif a enfin appelé les députés à "se souvenir du bien-fondé du quorum de 86 députés pour tenir la séance électorale", alors que jeudi dernier des parlementaires avaient quitté la séance à l'issue du dépouillement du premier tour, entraînant un défaut de quorum et empêchant ainsi la tenue d'un deuxième tour. Ce quorum de 86 députés n'est pas mentionné dans la Constitution mais est adopté dans la pratique depuis 1982.


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