Un drapeau iranien. Photo d'archives JOE KLAMAR/AFP
La principale coalition du camp réformateur en Iran a appelé samedi à libérer l'une de ses figures, le militant Mostafa Tajzadeh, détenu depuis juillet sous l'accusation d'atteinte à la sécurité de l'Etat.
Arrêté le 8 juillet à son domicile à Téhéran, M. Tajzadeh, 65 ans, critique régulièrement le pouvoir dans les médias et sa candidature à l'élection présidentielle de 2021, remportée par le religieux ultraconservateur Ebrahim Raïssi, avait été rejetée.
"Au nom du Front des réformes, je vous demande avec insistance de libérer (M. Tajzadeh) le plus tôt possible", a écrit le chef de cette coalition, Behzad Nabavi, dans une lettre ouverte adressée à l'Autorité judiciaire et publiée par les médias locaux. Il a ajouté que le cas de M. Tajzadeh devrait être "examiné lors d'une séance publique du tribunal" et "par un procureur impartial".
Formé en mars 2021 par les proches de l'ex-président réformateur Mohammad Khatami, ce Front est composé de partis du camp réformateur. Le procès de M. Tajzadeh s'est ouvert le 13 août devant un tribunal révolutionnaire. Accusé notamment de "complot" contre la sécurité nationale, M. Tajzadeh a refusé de se défendre lors de l'audience, après le rejet de sa demande de parler en tête-à-tête avec son avocat, selon sa défense. Le "Front des réformes" a affirmé que M. Tajzadeh "ne fait qu'exprimer ses opinions et analyses", déplorant qu'il soit "tenu à l'isolement" depuis son arrestation.
Vice-ministre de l'Intérieur sous Mohammad Khatami (1997-2005), M. Tajzadeh avait été arrêté en 2009 après la réélection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, contestée par une opposition rassemblée autour des candidats réformateurs malheureux Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi. Après sa libération en 2016, il a appelé régulièrement à libérer MM. Karoubi et Moussavi, assignés à résidence depuis près de douze ans. Ces derniers mois, les autorités iraniennes ont mené de nombreuses arrestations dont celle du cinéaste et opposant Jafar Panahi, l'un des réalisateurs iraniens les plus primés.
Arrêté le 8 juillet à son domicile à Téhéran, M. Tajzadeh, 65 ans, critique régulièrement le pouvoir dans les médias et sa candidature à l'élection présidentielle de 2021, remportée par le religieux ultraconservateur Ebrahim Raïssi, avait été rejetée.
"Au nom du Front des réformes, je vous demande avec insistance de libérer (M. Tajzadeh) le plus tôt possible", a écrit le chef de cette coalition, Behzad Nabavi, dans une lettre ouverte adressée à l'Autorité judiciaire et publiée par les médias locaux. Il a ajouté que le cas de M. Tajzadeh devrait être "examiné lors d'une séance publique du...


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