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Les pourparlers compliqués mais pas dans l'impasse, selon l'Iran

Les pourparlers compliqués mais pas dans l'impasse, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdoulahian (g), le 14 février 2022 à Téhéran lors d'une réunion avec son homologue irlandais, Simon Coveney. Photo AFP

Les pourparlers à Vienne sur le dossier nucléaire iranien sont dans une phase "compliquée" mais pas dans l'impasse, a affirmé lundi à Téhéran le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

L'Iran est engagé dans des négociations avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne et la Russie directement et avec les Etats-Unis indirectement pour relancer l'accord nucléaire conclu en 2015 et censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. Les discussions ont été lancées en avril 2021 pour sauver l'accord signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne --et dont Washington s'est unilatéralement retiré en 2018. Les pourparlers ont repris fin novembre après plusieurs mois de suspension et des participants ont signalé des progrès.

"Les négociations sont compliquées et difficiles car elles touchent des questions clés qui nécessitent des décisions politiques sérieuses, en particulier de la part de Washington", a déclaré lors d'un point de presse à Téhéran Saïd Khatibzadeh. Mais il "n'y a pas d'impasse à Vienne", a-t-il souligné, précisant qu'un accord pourrait être conclu prochainement "si les parties américaine et européenne font preuve d'une réelle détermination".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a quant à lui indiqué sur Twitter "croire fortement qu'un accord est en vue", après un "important appel" avec le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. "Le temps est venu de faire un dernier effort et d'atteindre un compromis", a-t-il dit.

En visite à Téhéran, le ministre irlandais des Affaires étrangères et de la Défense Simon Coveney a estimé que les parties occidentales aux négociations de Vienne étaient "sérieuses et engagées". Elles "sont profondément déterminées à faire en sorte que cela fonctionne", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Je ne serais pas ici si je ne croyais pas qu'il existe une opportunité", a ajouté M. Coveney, dont le pays a agi en tant que facilitateur de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a validé l'accord de 2015. "L'Irlande veut contribuer à ce processus de toutes les manières possibles pour aider à avancer" dans les négociations, a-t-il encore dit.

Le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien a été suivi dans la foulée du rétablissement de sanctions économiques américaines contre Téhéran. En riposte, l'Iran s'est affranchi des restrictions clés liées à ses activités nucléaires prévues dans le pacte. Les négociations visent à mettre en oeuvre un "retour mutuel" de Washington et de Téhéran dans l'accord qui offre un allégement des sanctions contre l'Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

"Nous avons besoin de garanties objectives pour nous assurer que les Etats-Unis ne quittent pas l'accord une fois de plus et honorent leurs engagements", a dit M. Khatibzadeh. "Toutes les sanctions, quel que soit leur libellé, doivent être levées en même temps."

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Chamkhani, a déclaré lundi sur Twitter que "la fin des spéculations dépendait de la décision politique américaine d'accepter ou de refuser les conditions indispensables à un accord fiable et durable basé sur les principes acceptés" dans l'accord de 2015.

L'Iran a toujours démenti chercher à se doter de l'arme atomique.

Les pourparlers à Vienne sur le dossier nucléaire iranien sont dans une phase "compliquée" mais pas dans l'impasse, a affirmé lundi à Téhéran le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.L'Iran est engagé dans des négociations avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne et la Russie directement et avec les Etats-Unis indirectement pour relancer l'accord nucléaire conclu en 2015 et censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. Les discussions ont été lancées en avril 2021 pour sauver l'accord signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne --et dont Washington s'est unilatéralement retiré en 2018. Les pourparlers ont repris fin novembre après plusieurs mois de suspension et des participants ont signalé des progrès."Les...