Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Photo AFP
L'Iran ne veut pas s'éloigner des pourparlers visant à relancer l'accord international sur son programme nucléaire, a déclaré vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, après que les Occidentaux ont affiché leur frustration face à Téhéran pour l'absence d'avancées.
"Nous ne cherchons pas à nous éloigner de la table des discussions, nous allons certainement poursuivre des négociations qui servent les droits et les intérêts de notre nation", a indiqué Hossein Amir-Abdollahian à l'agence officielle Irna.
Les Etats-Unis et les Européens ont fait part cette semaine à l'ONU de leur indignation face à l'Iran qu'ils accusent de ne pas offrir une "indication claire" sur ses intentions pour la reprise des négociations, au point mort depuis juin. Conclu à Vienne en 2015, l'accord offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique, et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l'ONU. Mais après le retrait unilatéral des Américains de l'accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump, l'Iran a progressivement abandonné la plupart de ses engagements.
"Nous examinons des approches sur la question du retour aux négociations, et si Dieu le veut, nous retournerons à la table des négociations à la première occasion", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, en déplacement à New York depuis lundi, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies.
Les discussions, suspendues en juin après les élections en Iran, ont commencé en avril à Vienne entre l'Iran et les cinq puissances encore parties à l'accord (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie), avec une participation indirecte des Etats-Unis, pour ressusciter ce pacte en y réintégrant Washington. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a conclu le 12 septembre - quelques jours après que le gendarme onusien du nucléaire a dénoncé un manque de coopération à ce sujet -, un accord avec l'Iran sur la surveillance de son programme, laissant espérer une reprise des pourparlers de Vienne.
"Nous ne cherchons pas à nous éloigner de la table des discussions, nous allons certainement poursuivre des négociations qui servent les droits et les intérêts de notre nation", a indiqué Hossein Amir-Abdollahian à l'agence officielle Irna.
Les Etats-Unis et les Européens ont fait part cette semaine à l'ONU de leur indignation face à l'Iran qu'ils accusent de ne pas offrir une "indication claire" sur ses intentions pour la reprise des négociations, au point mort depuis juin. Conclu à Vienne en 2015, l'accord offrait à Téhéran la levée...


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