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Dernières Infos - Crise au Liban

L'Iran affirme son soutien "au Liban, à son peuple et à son gouvernement"

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Photo AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a assuré mercredi à son homologue libanais, Abdallah Bou Habib, que son pays "se tient toujours auprès du Liban, de son peuple et de son gouvernement" au moment où le pays du Cèdre connaît la pire crise socio-économique et financière de son histoire contemporaine. 

"L'Iran se tient toujours auprès du Liban, de son peuple et de son gouvernement", a assuré le diplomate iranien dans une missive adressée à Abdallah Bou Habib, qu'il a félicité pour son nouveau poste au sein du gouvernement de Nagib Mikati. Après treize mois de vacance au niveau de l'exécutif, un nouveau gouvernement a été formé au Liban le 10 septembre. L'équipe Mikati a la lourde tâche de freiner l'effondrement dans le pays et de commencer à mettre en œuvre de sérieuses réformes. 

"L'Iran estime que la démocratie, l'entente nationale ainsi que la cohésion interne permettent de favoriser la paix et la stabilité au Liban, loin des interventions externes", a affirmé Amir-Abdollahian, alors que les détracteurs de la République islamique l'accusent d'ingérence dans les affaires libanaises, notamment à travers son allié libanais, le Hezbollah. "Le peuple libanais a réalisé des exploits brillants dans la lutte contre le terrorisme, l'occupation et les groupes terroristes, grâce à son soutien à la résistance et à l'armée", a également souligné le ministre iranien. Il a enfin souligné que "le peuple libanais est à même de résoudre ses problèmes à lui seul". "En comptant sur ses capacités intérieures, il pourra cheminer vers la prospérité et le développement", a-t-il enfin noté.

Le Hezbollah a importé ces derniers jours du carburant d'Iran, alors que le Liban souffre d'importantes pénuries depuis plusieurs mois, en raison de la contrebande, du stockage pour une revente ultérieure sur le marché local une fois les subventions levées, et de l'épuisement des réserves en devises de la Banque du Liban (BDL), qui subventionne depuis deux ans ces produits. Les importations de fuel iranien jettent le discrédit sur le nouveau gouvernement de Nagib Mikati, qui a intégré dans sa déclaration ministérielle un point sur la fermeture des passages frontaliers illégaux. Le nouveau Premier ministre s'était dit "attristé" face à ces importations mais avait estimé que le pays ne sera pas soumis à des sanctions américaines, l'exécutif n'ayant pas été impliqué dans le processus. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, allié du Hezbollah, n'a toujours pas commenté cette affaire.


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a assuré mercredi à son homologue libanais, Abdallah Bou Habib, que son pays "se tient toujours auprès du Liban, de son peuple et de son gouvernement" au moment où le pays du Cèdre connaît la pire crise socio-économique et financière de son histoire contemporaine. "L'Iran se tient toujours auprès du...