Le logo de l'opérateur du réseau télécom libanais Ogero. Twitter/@OgeroTelecom
Ogero, l'opérateur public en charge des télécoms au Liban, a annoncé lundi l'interruption du réseau Internet jusqu'à nouvel ordre à Barouk dans le Chouf, et à Halba et Kobeyate dans le Akkar, dans l'attente que les centrales de cette région soient alimentées en mazout pour faire fonctionner leurs générateurs.
"Nous vous présentons nos excuses pour cette interruption qui n'est pas de notre fait", a ajouté l'opérateur sur son compte Twitter.
Les services d’Ogero ont été interrompus à maintes reprises au cours des dernières semaines en raison de la forte pression sur ses groupes électrogènes, alors que le rationnement en électricité s'accentue et perdure. Déjà dimanche, Ogero avait annoncé l'interruption de ses services dans les régions de Sofar et Aley.
Le Liban, qui poursuit sa descente aux enfers, n'a plus en effet de liquidités suffisantes pour se procurer le fuel nécessaire à faire fonctionner ses centrales électriques, et les générateurs privés, qui prennent normalement le relais lors des périodes de rationnement du courant public, ne parviennent plus à se procurer du mazout sur fond de pénuries de carburant. A cette crise qui dure depuis plusieurs mois vient s'ajouter l'annonce mercredi soir par la Banque du Liban de l'arrêt des subventions sur les importations de carburant, ce qui fait craindre une augmentation des prix de plus de 300%.
Le ministre sortant des Télécoms, Talal Hawat, avait assuré fin juillet que le réseau Internet fixe resterait opérationnel et que les tarifs n'augmenteraient pas "tant que le mazout serait disponible et les crédits ouverts", deux éléments qui ne sont clairement plus garantis actuellement. Le directeur d'Ogero Imad Kreidiyé a pour sa part prévenu que des pannes de plus en plus fréquentes étaient désormais à craindre.


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