Le chef du mouvement Amal Nabih Berry (g) s'entretenant avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, durant une réunion en 2007. Photo d'archives Hassan Ibrahim / Pool / AFP
Au lendemain de la désignation du Premier ministre Nagib Mikati, le Hezbollah et le mouvement Amal du chef du Parlement Nabih Berry ont insisté sur la nécessité de former un nouveau gouvernement "le plus rapidement possible" afin d'arrêter l'effondrement" dans un Liban frappé depuis août 2019 par une grave crise socio-économique.
"La formation d'un gouvernement le plus rapidement possible après la désignation de Nagib Mikati est le début obligatoire et nécessaire qui permettra d'arrêter l'effondrement et de mettre en place des solutions urgentes aux problèmes accablants de la vie quotidienne", ont souligné les deux partis dans un communiqué commun. Les deux formations chiites ont ainsi insisté sur "la nécessité de fournir tous ls efforts possibles afin de se tenir auprès du peuple qui peine quotidiennement à assurer ses moindres besoins".
Jeudi dernier, l'ex Premier ministre Saad Hariri avait renoncé à former un nouveau gouvernement, après neuf mois de tractions stériles dues à un bras de fer qui l'oppose au chef de l'État libanais Michel Aoun et à son camp. A l'issue des consultations parlementaires contraignantes organisées lundi au palais présidentiel à Baabda, le milliardaire sunnite de Tripoli et ex-chef du gouvernement Nagib Mikati a été désigné Premier ministre. Le Hezbollah et Amal ont soutenu cette nomination.
Le nouveau Premier ministre désigné s'est entretenu mardi avec les différents groupes parlementaires qui ne semblaient pas poser de condition particulière concernant le nombre et la distribution des portefeuilles, en vue de mettre sur pied le futur cabinet. La formation d'un nouveau gouvernement, attendu depuis près d'un an au Liban, devrait permettre de relancer les négociations avec le Fond monétaire international et de débloquer les aides de la communauté internationale qui réclame de sérieuses réformes de la part des dirigeants libanais, accusés de corruption.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine