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Des enseignants de la MLF réclament des "solutions pour compenser la perte de leur pouvoir d'achat"

Des enseignants de la MLF réclament des

Des enseignants du réseau de la MLF au Liban, lors d'une manifestation à Beyrouth, le 29 juin 2021. Photo Salah Hijazi

Quelques dizaines d'enseignants des établissements de la Mission laïque française au Liban ont manifesté mardi à Beyrouth afin de réclamer la restitution de certains de leurs droits qui leur ont été enlevés et l'octroi de mesures leur permettant de "compenser la perte de 120 %" de leur pouvoir d'achat, sur fond de crise sévère au Liban, marquée par une dépréciation rapide de la livre libanaise sur le marché parallèle. 

Lors d'un sit-in organisé devant l'ambassade de France, une porte-parole des manifestants a ainsi appelé à ce que les professeurs de la MLF "ne soient plus considérés comme des enseignants de seconde zone", déplorant la "crise sans précédent" qui touche les enseignants libanais et les nombreuses désertions de professeurs. Elle a réclamé au nom de ses collègues "la restitution de leurs acquis salariaux" qui ont été spoliés et "des solutions réelles permettant de compenser la perte de 120% du pouvoir d'achat des enseignants, et ce avant la rentrée scolaire". L'appel à manifester envoyé aux enseignants en amont du sit-in soulignait encore que cette mobilisation visait à "contester la politique de la MLF" dans sa gestion de la crise, notamment le manque de transparence des mesures prises par l'administration.

"Ils nous ont retiré tous nos droits acquis, comme la prime d'ancienneté ou les treizième et quatorzième mois", critique Mirna, professeure de français depuis 28 ans au Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, un des établissements de la MLF au Liban. "On a eu 24 heures pour signer un nouveau contrat et ils ont menacé certains profs avec de nombreuses années d'ancienneté d'arrêter de couvrir la scolarisation de leurs enfants", confie-t-elle à notre journaliste sur place Salah Hijazi. "J'ai démissionné et je ne remettrai plus jamais les pieds dans un établissement de la MLF", ajoute Mirna. "Je ne sais pas pourquoi certains profs ne sont pas venus prendre part à cette mobilisation. Sont-ils payés en euros ?", ironise de son côté une autre manifestante, sous couvert d'anonymat, en référence aux salaires payés en livres libanaises. 

La Mission laïque française au Liban gère plusieurs établissements : le Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, le Lycée franco-libanais Lamartine de Tripoli, le Lycée franco-libanais de Nahr Ibrahim, le Lycée franco-libanais de Verdun, le Lycée franco-libanais de Habbouche Nabatiyé.

En plus de la crise qui s'abat sur le Liban et impacte durement tous les secteurs, les établissements scolaires, et notamment la MLF, ont vu leurs budgets plombés depuis 2017, notamment à cause de l'adoption au Liban d'une nouvelle grille des salaires. Cette loi prévoyait des augmentations des salaires des enseignants sur la base de six échelons, qui ont été appliqués dans leur intégralité par les établissements de la MLF. 

Quelques dizaines d'enseignants des établissements de la Mission laïque française au Liban ont manifesté mardi à Beyrouth afin de réclamer la restitution de certains de leurs droits qui leur ont été enlevés et l'octroi de mesures leur permettant de "compenser la perte de 120 %" de leur pouvoir d'achat, sur fond de crise sévère au Liban, marquée par une dépréciation rapide de la livre libanaise sur le marché parallèle. Lors d'un sit-in organisé devant l'ambassade de France, une porte-parole des manifestants a ainsi appelé à ce que les professeurs de la MLF "ne soient plus considérés comme des enseignants de seconde zone", déplorant la "crise sans précédent" qui touche les enseignants libanais et les nombreuses désertions de professeurs. Elle a réclamé au nom de ses collègues "la restitution de leurs acquis...