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Dernières Infos - Liban

Fermeture de routes dans le Nord et à Saïda contre les répercussions de la crise

Fermeture de routes dans le Nord et à Saïda contre les répercussions de la crise

Une route à Saïda (Liban sud) bloquée à l'aide de pneus brûlés, le 23 juin 2021. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah

Plusieurs routes ont été coupées mercredi matin par des manifestants, dans le nord du Liban ainsi qu'à Saïda (Sud), alors que le pays s'enfonce dans les crises.

En début d'après-midi, des protestataires ont bloqué plusieurs routes de Saïda, avec des véhicules et des bennes à ordure, afin de protester contre l'effondrement économique, rapporte notre correspondant sur place, Mountasser Abdallah.

En fin d'après-midi, la colère continuait de gronder dans la ville, où des routes ont été coupées pour la première fois dans certains quartiers, notamment celui de Taamir. "On ne peut plus continuer comme ça sans électricité, sans carburant, sans nourriture, alors que nous n'avons plus d'argent", criait l'un des manifestants, cité par notre correspondant.

Pour ne rien arranger, certains habitants de Saïda affirment avoir reçu des messages de la part des propriétaires de générateurs privés qui les préviennent qu'ils devront éteindre leurs générateurs dans les prochaines heures s'ils ne parviennent pas à assurer le carburant nécessaire à leur fonctionnement.

Plus au sud, des protestataires ont coupé la route principale au niveau de place Barakat à Meiss el-Jabal (Liban-sud), au moyen de tracteurs et de camions citernes, pour manifester leur colère face aux pénuries d'essence dans les stations-services de la ville, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Dans la matinée, et selon plusieurs médias locaux, tous les accès à la place el-Nour, dans le centre-ville de Tripoli, ont été fermés par des contestataires. La place el-Nour est, depuis le soulèvement populaire du 17 octobre 2019, le centre névralgique de la mobilisation dans la grande ville du Nord. L'autoroute menant de Beyrouth à Tripoli a, elle, été bloquée au niveau du complexe balnéaire de Palma, rapporte le Centre de gestion du trafic (TMC). Au nord de la ville, l'autoroute reliant Beddaoui et Akoumi a également été coupée, ainsi que la route côtière de Beddaoui. Par ailleurs, la chaîne al-Jadeed rapporte que des propriétaires de générateurs privés ont coupé l'autoroute de Minié. Plus au nord, dans le Akkar, la route de Halba a été fermée à la circulation.

Le Liban traverse depuis près de deux ans une crise socioéconomique et financière dévastatrice, marquée par une dépréciation rapide de la livre, une paupérisation galopante et des pénuries de produits de première nécessité comme le carburant, les médicaments et le matériel médical. Parallèlement à cet effondrement, le pays connaît une crise politique alors que la formation du nouveau gouvernement, attendu pour lutter contre la crise et lancer des réformes qui devraient débloquer des aides internationales, est prise en otage depuis des mois par des tensions politiques et personnelles entre le chef de l'Etat, Michel Aoun, et son camp, d'un côté, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri et le chef du Parlement, Nabih Berry, de l'autre. 


Plusieurs routes ont été coupées mercredi matin par des manifestants, dans le nord du Liban ainsi qu'à Saïda (Sud), alors que le pays s'enfonce dans les crises.En début d'après-midi, des protestataires ont bloqué plusieurs routes de Saïda, avec des véhicules et des bennes à ordure, afin de protester contre l'effondrement économique, rapporte notre correspondant sur place, Mountasser...