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L'Iran fustige un rapport "contre-productif" de l'AIEA

L'Iran fustige un rapport

Un drapeau iranien devant la centrale nucléaire de Bouchehr au sud de Téhéran. Photo d'archives AFP

L'Iran a blâmé jeudi "l'approche contre-productive" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après la publication d'un rapport notant des inquiétudes quant à la présence d'activité nucléaire dans plusieurs sites non déclarés.

Ce document n'est "pas crédible" et "profondément décevant", a déclaré l'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA Kazem Gharib Abadi, à l'occasion du Conseil des gouverneurs réuni cette semaine à Vienne.

Sa diffusion est intervenue au moment où les grandes puissances sont réunies dans la capitale autrichienne pour ressusciter l'accord international de 2015, destiné à empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique.

Des réunions techniques entre l'AIEA et Téhéran ont débuté en avril dans le but de clarifier la présence de matières nucléaires en plusieurs endroits, "clairement" établie par les inspections. L'activité remonte dans la plupart des cas au début des années 2000.

"Les attentes n'ont pas été satisfaites. (...) Il n'y a aucun progrès concret", avait déploré lundi le directeur général de l'instance onusienne Rafael Grossi, dans la lignée du rapport qui avait déploré le manque de résultats. "Il s'agit d'une répétition du précédent rapport, qui ne reflète pas les derniers développements et avancées entre les deux parties, en particulier au cours des deux derniers mois", a estimé M. Gharib Abadi. "Cela montre l'approche biaisée de l'AIEA dans ses interactions avec l'Iran, dont elle ignore le niveau de coopération", a-t-il ajouté, questionnant sa "crédibilité". Une telle démarche "pourrait devenir un obstacle" dans les futurs échanges, a prévenu l'ambassadeur.

Outre la question de ces sites non déclarés, M. Grossi s'était alarmé en début de semaine de la restriction des inspections nucléaires. Il avait jugé "de plus en plus difficile" d'envisager une nouvelle prolongation de l'arrangement temporaire avec l'Iran, qui court jusqu'au 24 juin.

"En limitant l'accès à l'AIEA, l'Iran complique la tâche de la communauté internationale qui doit s'assurer que ses activités demeurent exclusivement pacifiques", ont réagi les pays de l'E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), dans une déclaration commune au Conseil des gouverneurs. Les Etats-Unis ont également appelé l'Iran à "pleinement coopérer".

Les pourparlers visant à sauver l'accord conclu en 2015 à Vienne avec les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent reprendre samedi à Vienne, après une pause de quelques jours, selon des sources diplomatiques.

La République islamique s'est affranchie progressivement depuis 2019 de ses obligations nucléaires, en riposte au rétablissement par le président américain de l'époque, Donald Trump, de sanctions qui étouffent l'économie iranienne. Elle a promis de revenir dans les clous dès que ces mesures punitives seraient levées.


L'Iran a blâmé jeudi "l'approche contre-productive" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après la publication d'un rapport notant des inquiétudes quant à la présence d'activité nucléaire dans plusieurs sites non déclarés.Ce document n'est "pas crédible" et "profondément décevant", a déclaré l'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA Kazem Gharib Abadi, à...