Une administration fermée pendant la grève à Saïda (Liban-sud), le 2 juin 2021. Photo Mountasser Abdallah.
Les fonctionnaires libanais ont entamé mercredi une grève générale de trois jours à l'appel de la Ligue des employés de l’administration publique pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie en raison de la dégringolade de la livre libanaise et pour réclamer un plafond de 50% des effectifs dans la fonction publique, pour des raisons sanitaires, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La grève a été globalement respectée sur l'ensemble du territoire. Dans les régions de Baalbeck (Békaa), Jounié et du Hermel, les administrations ont complètement fermé leurs portes. A Saïda (Liban-sud), les fonctionnaires ont respecté la grève de manière inégale, certains y étant opposés.
La Ligue avait appelé à cette grève pour s'opposer "à la recommandation de la chambre d'opérations nationale pour la gestion des catastrophes, selon laquelle les administrations peuvent dorénavant fonctionner à 100% des effectifs". Pour l'organisation syndicale, cette mise en œuvre est impossible à appliquer pour les fonctionnaires. Dans son appel à la grève, elle avait également invoqué la hausse du coût de la vie et notamment du transport pour les fonctionnaires vivant dans les régions éloignées, ainsi que les difficultés d'approvisionnement en essence avec les pénuries de carburant dans le pays, soulignant que "les salaires des fonctionnaires suffisent à peine à couvrir les frais d'essence ou d'entretien de leurs voitures".


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