De la fumée s'élève après des bombardements israéliens sur Gaza. Photo Mahmoud Khatab/AFP
Angela Merkel s'est déclarée jeudi favorable à des "contacts indirects" avec le groupe islamiste palestinien du Hamas, au pouvoir à Gaza, indispensables selon elle pour aboutir à un cessez-le-feu avec Israël.
"Vous ne pouvez pas toujours le faire directement, mais bien sûr le Hamas doit être impliqué d'une manière ou d'une autre car sans le Hamas, il n'y a pas de cessez-le-feu", a déclaré la chancelière allemande lors d'un forum organisé par le groupe WDR.
"Des contacts indirects doivent bien sûr exister avec le Hamas", selon elle. "L'Egypte parle au Hamas, les autres États arabes font de même", a-t-elle relevé, soulignant que l'Egypte était "un facteur très important dans toute question de cessez-le-feu et de paix".
Angela Merkel a redit qu'Israël disposait d'un "droit à l'autodéfense" et assuré que l'Allemagne "contribuerait aux tentatives diplomatiques visant à créer une situation durable à long terme".
Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, est en visite jeudi en Israël et dans les territoires palestiniens pour y mener une série de discussions en vue d'aboutir à un cessez-le-feu. Il s'agit du premier haut responsable européen à se déplacer dans la région depuis le début de l'escalade de violences entre Israéliens et Palestiniens.
"Tout ce que nous faisons doit être vu dans le contexte des efforts des Américains et des autres pays européens, seuls nous ne serons pas un facteur décisif", a cependant prévenu Mme Merkel.
Les affrontements ont fait au moins 239 morts en dix jours, majoritairement des Palestiniens. Le président Joe Biden a appelé mercredi à une "désescalade" immédiate.


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