Une pharmacie fermée, le 18 mars 2021 dans un Liban en crise. Photo Marc Fayad
Les pharmaciens ont annoncé mercredi la suspension de leur grève initialement prévue demain jeudi, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Ils avaient appelé à une grève pour attirer l'attention des responsables sur la situation d'un secteur qui pâtit fortement de la crise économique et financière en cours au Liban depuis l'été 2019. Ils réclamaient au ministre de la Santé, entre autres, une augmentation de leurs marges de bénéfice sur les ventes qu'ils réalisent.
"Après la réponse du ministre sortant de la Santé aux demandes des pharmaciens de soutenir le secteur pharmaceutique au bord de l'effondrement (...), nous annonçons la suspension de la grève prévue jeudi et nous demandons au ministre de faire pression sur les sociétés de production de médicaments pour qu'elles cessent de détenir des médicaments et du lait pour nourrisson et qu'elles les remettent équitablement à toutes les pharmacies", ont-ils affirmé dans un communiqué.
La dépréciation historique de la livre libanaise a notamment pour conséquence des pénuries de stock et une hausse des coûts d'importation de médicaments, malgré les subventions de l'Etat qui devraient s'arrêter en juin, selon une annonce faite par le Premier ministre sortant Hassane Diab. Le 18 mars, de nombreux pharmaciens s'étaient mis en grève sur tout le territoire, du Nord au Sud, en passant par la Békaa et la capitale Beyrouth.


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