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Merkel se dit prête à recevoir le vaccin d'AstraZeneca

Merkel se dit prête à recevoir le vaccin d'AstraZeneca

La chancelière allemande Angela Merkel. Photo d'archives AFP

Angela Merkel s'est dit prête vendredi à recevoir le vaccin d'AstraZeneca, en dépit de sa suspension pendant quelques jours en raison de rares et graves troubles de la coagulation chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec le sérum.

"Oui je me ferais vacciner avec le vaccin d'AstraZeneca", a indiqué lors d'une conférence de presse la chancelière allemande. "J'aimerais attendre que vienne mon tour, mais je le ferais absolument", a-t-elle insisté.

Une quinzaine de pays ont suspendu l'utilisation de ce vaccin en raison d'effets secondaires, mais jeudi l'Agence européenne des médicaments (EMA) l'a jugé "sûr et efficace" dans un avis très attendu, sur fond de pénurie de vaccins en Europe. Les bénéfices associés à ce vaccin l'emportent sur les risques, a abondé l'OMS vendredi.

L'Allemagne a à tout prix besoin d'accélérer sa campagne de vaccination, alors que le pays est confronté à "une croissance clairement exponentielle" des cas d'infections au coronavirus, a averti vendredi l'institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI).

"La devise est: vacciner, vacciner, vacciner!", a renchéri la chancelière à l'issue d'une réunion avec les chefs de gouvernement régionaux, alors qu'elle est très critiquée pour la lenteur de la campagne de vaccination en Allemagne.

A cette fin, le gouvernement et les régions se sont mis d'accord vendredi pour que les médecins généralistes commencent à vacciner après Pâques, et que les régions allemandes frontalières de la Moselle et de la République tchèque, où sévissent des variants du virus, reçoivent des doses supplémentaires pour protéger leurs populations.

Angela Merkel s'est dit également prête à commander le vaccin russe anti-Covid Spoutnik V pour son pays s'il est autorisé par l'UE. "Je suis d'avis que tout vaccin autorisé par l'Agence européenne du médicament devrait être utilisé dans l'UE", a-t-elle déclaré, disant alors espérer une commande globale de l'UE pour tous les pays du bloc. Mais "si celle-ci n'intervenait pas (...) alors l'Allemagne devrait agir pour elle même et c'est ce que nous ferions", a-t-elle ajouté.

"Une analyse honnête de la situation montre qu'il n'y a pas encore assez de vaccins en Europe pour arrêter la troisième vague par la seule vaccination", a admis aussi dans la journée le ministre de la Santé Jens Spahn. "Nous sommes dans la troisième vague de la pandémie, les chiffres augmentent, la proportion de variants est importante", a-t-il mis en garde.

L'Allemagne a enregistré plus de 17.000 cas officiellement déclarés en 24 heures, soit environ 5.000 de plus qu'il y a une semaine. Le taux d'incidence atteignait vendredi 95,6 (contre 90 jeudi), tout proche de la barre des 100 censée déclencher de nouvelles restrictions.

Angela Merkel et les dirigeants des 16 Länder se réuniront lundi pour décider d'éventuelles nouvelles fermetures alors le pays avait pu procéder début mars à quelques assouplissements.

Angela Merkel a dit ne voir actuellement aucune marge pour de nouveaux assouplissements, et promis plutôt un retour au verrouillage, soulignant la nécessité de déclencher "le frein d'urgence" dans les régions où le taux d'incidence a dépassé 100 durant les trois derniers jours. "Nous allons devoir nous servir de ce frein d'urgence", qui consiste à annuler des assouplissements de restrictions déjà décidés ces dernières semaines, a-t-elle prévenu.


Angela Merkel s'est dit prête vendredi à recevoir le vaccin d'AstraZeneca, en dépit de sa suspension pendant quelques jours en raison de rares et graves troubles de la coagulation chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec le sérum."Oui je me ferais vacciner avec le vaccin d'AstraZeneca", a indiqué lors d'une conférence de presse la chancelière allemande. "J'aimerais attendre...