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Amal : Pour la formation d'un cabinet "sans tiers ni quart de blocage"

Amal : Pour la formation d'un cabinet

Le chef du Législatif libanais, Nabih Berry (g), présidant une réunion du parti Amal, le 17 mars 2021 à Beyrouth. Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais

Le directoire du mouvement Amal, le parti du président du Parlement, Nabih Berry, a appelé mercredi à la formation d'un nouveau gouvernement "sans tiers ni quart" de blocage, jugeant "inadmissible" que les responsables observent une politique "de règlements de compte" alors que le Liban est confronté à "des risques qui menacent son existence même". 

Cette prise de position du mouvement Amal a été publiée alors que le pays est sans gouvernement depuis plus de sept mois en raison de divergences entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri concernant le nombre de ministères et leur distribution. Pour tenter de résoudre la crise, Nabih Berry avait lancé une initiative auprès des différents protagonistes, mais celle-ci est tombée à l'eau en fin de semaine dernière. 

Dans son communiqué publié à l'issue d'une réunion organisée à l'occasion du 47e anniversaire de sa création, le mouvement a évoqué les "risques qui menacent l'existence du Liban en raison de l'accumulation des crises politique, financière, économique, sanitaire et même sécuritaire". Le mouvement Amal a souligné que le pays "'n'est pas quelque chose qui s'hérite au sein d'une même famille", ni une terre qui peut être "divisée entre les confessions, les communautés et les forces politiques", appelant les Libanais et les responsables à "prendre immédiatement leurs responsabilités afin d'empêcher le pays de sombrer, de s'effondrer ou, pire de disparaître". Il a invité à mettre de côté "les intérêts politiques ou personnels" et appelé de ses voeux à la formation d'un gouvernement "qui comprend toutes les composantes", sans "tiers ni quart de blocage", et qui est conforme à l'initiative française. Ce cabinet devra "rétablir la confiance des Libanais et du monde dans les institutions et la loi" au Liban. "Il est inadmissible dans les circonstances actuelles d'observer une politique basée sur les "intrigues et les règlements de compte politiques et personnels", a ajouté le parti. Le président Aoun et son gendre, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, sont accusés par leurs détracteurs de vouloir détenir le tiers de blocage au sein du prochain gouvernement, des accusations dont les intéressés se défendent.

Se penchant par ailleurs sur le concept de "neutralité" du Liban, cheval de bataille du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, le directoire d'Amal a affirmé que cette neutralité doit faire l'objet en premier lieu d'un "consensus interne", et que le pays ne peut rester "neutre" face à Israël ou face à une éventuelle naturalisation des réfugiés palestiniens ou syriens.

Le directoire du mouvement Amal, le parti du président du Parlement, Nabih Berry, a appelé mercredi à la formation d'un nouveau gouvernement "sans tiers ni quart" de blocage, jugeant "inadmissible" que les responsables observent une politique "de règlements de compte" alors que le Liban est confronté à "des risques qui menacent son existence même". Cette prise de position du mouvement Amal a été publiée alors que le pays est sans gouvernement depuis plus de sept mois en raison de divergences entre le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri concernant le nombre de ministères et leur distribution. Pour tenter de résoudre la crise, Nabih Berry avait lancé une initiative auprès des différents protagonistes, mais celle-ci est tombée à l'eau en fin de semaine...