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Dernières Infos - Crise Au Liban

Les évêques catholiques appellent à hâter la formation du gouvernement

Les évêques catholiques appellent à hâter la formation du gouvernement

Le patriarche grec-catholique, Mgr Youssef Absi. Photo d’archives

Les évêques grec-catholiques ont appelé mercredi les responsables du pays à hâter la formation d'un nouveau gouvernement alors que le Liban sombre de plus en plus dans une grave crise économique et politique et reste sans cabinet depuis exactement sept mois.

Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion tenue à Raboué (Metn), les évêques catholiques ont appelé à "hâter la formation du gouvernement en surmontant les obstacles qui empêchent cela". Sans les nommer, ils ont fait assumer la responsabilité de la vacance à "ceux qui font obstruction, sachant que les raisons de ce blocage sont d'ordre confessionnel, loin de tout intérêt national". Les prélats ont ainsi appelé à la formation d'un cabinet "capable de mettre en place les réformes pour résoudre les crises monétaire et sociale", à l'heure où la livre libanaise connaît des records de dépréciation. Ils ont dans ce contexte plaidé pour mettre un terme immédiat à "la flambée du dollar sur le marché noir" et à sanctionner les responsables de cette situation.

"La patrie est en danger et lorsque c'est le cas, la nation a besoin de sauveurs qui fassent preuve d'altruisme", ont estimé les évêques qui ont demandé aux responsables politiques de "mettre de côté la logique de partage des parts".

Le Liban, en proie à sa plus grave crise socio-économique en trente ans, est sans gouvernement depuis exactement sept mois, après la démission du Premier ministre Hassane Diab dans la foulée de l'explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a enchaîné depuis plusieurs semaines les visites à l'étranger, afin d'obtenir le soutien de la communauté internationale dans sa mission de former le prochain gouvernement. Le processus gouvernemental stagne en raison des tensions entre le chef de l'État Michel Aoun et Saad Hariri, désigné le 22 octobre 2020 pour former un cabinet de "mission" tel que préconisé par l'initiative française en faveur du Liban. Les divergences portent notamment sur la forme de la future équipe, le nombre de ministres, et la répartition des portefeuilles. Elles sont régulièrement attisées par des échanges de communiqués acerbes entre leurs formations politiques respectives.

Sur un autre plan, les évêques catholiques ont appelé à tenir le Liban à l'écart des conflits régionaux "à l'exception du conflit avec Israël", faisant écho aux appels du patriarche maronite, Béchara Raï, qui plaide inlassablement pour la neutralité du Pays du Cèdre et milite en faveur de la tenue d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU qui soit consacrée au dossier libanais. Une initiative qui a irrité le Hezbollah et ses alliés.

Les évêques grec-catholiques ont appelé mercredi les responsables du pays à hâter la formation d'un nouveau gouvernement alors que le Liban sombre de plus en plus dans une grave crise économique et politique et reste sans cabinet depuis exactement sept mois.Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion tenue à Raboué (Metn), les évêques catholiques ont appelé à "hâter la formation du gouvernement en surmontant les obstacles qui empêchent cela". Sans les nommer, ils ont fait assumer la responsabilité de la vacance à "ceux qui font obstruction, sachant que les raisons de ce blocage sont d'ordre confessionnel, loin de tout intérêt national". Les prélats ont ainsi appelé à la formation d'un cabinet "capable de mettre en place les réformes pour résoudre les crises monétaire et sociale", à l'heure où la...