Un soignant montrant une dose du vaccin russe anti-Covid Spoutnik V. Photo AFP / Pavel KOROLYOV
Le Kremlin a dénoncé mardi comme "absurdes" des accusations de Washington affirmant que la Russie menait une campagne de "désinformation" en ligne visant deux vaccins anti-coronavirus autorisés aux Etats-Unis.
Un porte-parole de la diplomatie américaine a indiqué lundi que Washington avait "identifié quatre plateformes internet russes, dirigées par les services de renseignement russes, qui répandent la désinformation" sur ces deux vaccins, sans préciser lesquels.
"Nous ne comprenons pas de telles déclarations et nous avons l'intention d'expliquer patiemment et constamment qu'il s'agit d'une absurdité totale", a rétorqué mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Nous avons toujours été contre l'idée de politiser toute question liée aux vaccins", a ajouté M. Peskov, affirmant que la Russie n'avait "jamais" organisé de telles campagnes de désinformation. "La Russie, au contraire, collabore avec d'autres entreprises productrices de vaccins pour trouver le remède le plus efficace", a-t-il poursuivi.
Selon le quotidien américain Wall Street Journal, cette campagne supposée vise notamment le vaccin de Pfizer/BioNTech. Les autorisés sanitaires américaines ont également donné leur feu vert au vaccin de Moderna et, très récemment, à celui de Johnson & Johnson.
La Russie produit de son côté le vaccin Spoutnik V, développé par le laboratoire moscovite Gamaleïa, homologué dans 46 pays et dont l'examen par l'Agence européenne des médicaments (EMA) a commencé la semaine dernière.
Ces dernières années, les Etats-Unis ont accusé à plusieurs reprises la Russie de mener des campagnes de désinformation en ligne, d'ingérence électorale ou encore des cyberattaques massives. Moscou a chaque fois nié toute responsabilité. Un proche du président Vladimir Poutine, l'homme d'affaires Evguéni Prigojine, a notamment été sanctionné par Washington qui le soupçonne d'avoir joué un rôle dans l'ingérence russe présumée dans la présidentielle américaine de 2016, par le biais d'une "usine à trolls" sur internet.


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