Une femme se faisant administrer une première dose de vaccin à Beyrouth, le 14 février 2021. Photo REUTERS/Aziz Taher
Dans son rapport sur les deux premières semaines de vaccination au Liban, l'Inspection centrale a souligné que 34.986 personnes avaient officiellement reçu leur première dose du vaccin Pfizer/BioNTech, sur les 814.500 inscrites sur la plateforme prévue à cet effet, précisant que le ministère de la Santé avait commencé à enregistrer sur cette plateforme les coordonnées de 12.087 personnes vaccinées hors du cadre initialement prévu.
L'Inspection a indiqué dans ce rapport qu'entre le 14 et le 28 février, un rendez-vous de vaccination dans un centre agréé avait été fixé à 69 907 personnes et qu'une dose du vaccin avait été administrée à 34.986 d'entre elles. Le nombre d'injections effectuées dans le cadre officiel de la campagne, entre la première et la deuxième semaine, semble avoir augmenté, passant de 13.240 à 21.746.
L'Inspection centrale souligne avoir demandé au ministère de la Santé d’enregistrer sur la plateforme les informations relatives aux personnes ayant été vaccinées sans s'être préalablement inscrites, afin d'avoir des statistiques les plus précises possibles via ce site. Le nombre de personnes ayant reçu une première dose sans s'être inscrites s'élève pour les deux dernières semaines à 12.087 et les coordonnées de plus de 3.000 d'entre elles ont depuis été encodées par le ministère. Le ministère de la Santé a par ailleurs précisé, à la demande de l'Inspection centrale, que 3.444 personnes avaient été vaccinées par des équipes de vaccination "mobiles", déployées notamment pour administrer le vaccin dans les maisons de retraite.
Si Beyrouth et le Mont-Liban sont en tête des régions avec le plus de vaccinations et d'inscriptions sur la plateforme, les mohafazat de Baalbeck-Hermel et du Akkar arrivent au bas de cette liste. L'Inspection centrale précise par ailleurs que 998 ressortissants étrangers ont été vaccinés.
Donnant de son côté quelques perspectives concernant la vaccination, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a souligné que 30 000 doses devraient être administrées quotidiennement pour atteindre l'immunité de masse d'ici un an. Il a estimé que si "la situation ne sera pas toujours rose", elle ne pourra que s'améliorer au fur et à mesure que le nombre de personnes vaccinées augmente.
Un peu plus de 100 000 doses du produit développé par Pfizer/BioNTech sont arrivées au Liban depuis le 14 février. La semaine dernière, la campagne de vaccination avait été marquée par le scandale provoqué par la vaccination de députés, au siège de la Chambre, hors des mesures en vigueur. Plusieurs de ces membres du Parlement n'entraient pas en effet dans les priorités prises en compte pour la vaccination, qui concerne pour le moment le personnel soignant, les plus de 75 ans et les personnes ayant des maladies chroniques. En outre leur vaccination n'avait pas eu lieu dans un centre agréé. Les Libanais avaient par ailleurs appris que le chef de l'Etat Michel Aoun, son épouse et plusieurs membres de son équipe s'étaient fait vacciner, sans qu'aucune information précise ne soit donnée sur cette opération, alors que les autorités sanitaires avaient promis une campagne de vaccination transparente. Pour assurer cette transparence, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Moyen-Orient est chargée de surveiller l'administration des vaccins.


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