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Dernières Infos - Manifestations étudiantes en Turquie

Un procureur réclame des peines de prison

Un procureur réclame des peines de prison

Une manifestante turque arrêtée par la police. Photo d'archives AFP/BULENT KILIC

Un procureur turc a réclamé vendredi jusqu'à trois ans de prison contre sept étudiants que les autorités accusent d'avoir "insulté l'islam" avec une oeuvre d'art associant un lieu sacré pour les musulmans et des drapeaux LGBT.

Dans son acte d'accusation, le procureur accuse ces étudiants d'"incitation à la haine", un chef d'inculpation passible d'une à trois années d'emprisonnement, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu.

Deux des sept étudiants visés sont incarcérés dans l'attente d'un procès dont la date sera fixée une fois qu'un tribunal aura formellement accepté cet acte d'accusation.

Cette affaire s'inscrit dans le cadre de manifestations étudiantes qui secouent la prestigieuse Université Bogazici, à Istanbul, depuis la nomination le mois dernier, par le président Recep Tayyip Erdogan, d'un recteur proche de son parti.

Début février, la police a affirmé avoir découvert sur le campus un collage montrant la Kaaba, lieu le plus sacré de l'islam situé à la Mecque (Arabie saoudite), entourée de drapeaux aux couleurs de l'arc-en-ciel.

En réaction, les autorités ont fermé le club LGBT de l'université, qui nie pourtant toute implication, et multiplié les attaques contre les minorités sexuelles.

Le président Erdogan a ainsi estimé que les LGBT ne partageaient pas les "valeurs nationales" turques et son ministre de l'Intérieur, Süleyman Soylu, a qualifié les membres de cette communauté de "dégénérés".

Ces propos, qui ont été condamnés par les Etats-Unis, ont renforcé l'inquiétude des membres de la communauté LGBT en Turquie.

Si l'homosexualité n'est pas illégale dans ce pays, contrairement à de nombreux pays à majorité musulmane, les LGBT y sont fortement discriminés.


Un procureur turc a réclamé vendredi jusqu'à trois ans de prison contre sept étudiants que les autorités accusent d'avoir "insulté l'islam" avec une oeuvre d'art associant un lieu sacré pour les musulmans et des drapeaux LGBT.Dans son acte d'accusation, le procureur accuse ces étudiants d'"incitation à la haine", un chef d'inculpation passible d'une à trois années d'emprisonnement, a...