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Dernières Infos - Coronavirus Au Liban

Sit-in de commerçants devant le ministère de l'Economie contre la prolongation du confinement

Sit-in de commerçants devant le ministère de l'Economie contre la prolongation du confinement

Les souks de Beyrouth désertés, lors du confinement au Liban, le 10 novembre 2020. Photo d'archives Matthieu Karam

Plusieurs commerçants ont organisé un sit-in mercredi matin à Beyrouth devant le siège du ministère de l'Economie, contre la prolongation du confinement qui a été quelque peu allégé depuis lundi, demandant à rouvrir leurs boutiques à partir de la semaine prochaine.

Au troisième jour du déconfinement progressif du pays, seuls les supermarchés, les supérettes et les épiceries peuvent rouvrir. Les autres commerces doivent encore rester fermés pour deux ou quatre semaines a minima. Une situation dramatique, alors que l'État ne verse pas de dédommagements substantiels en compensation des pertes liées à la fermeture des boutiques.

"Nous n’en pouvons plus, notre travail est saisonnier", regrette un premier commerçant. "Nous vivons dans un Etat policier qui nous dicte constamment ce que l’on doit faire, mais eux, que font-ils de leur côté ?", s'est-il indigné au micro de la chaîne LBCI. "Tous les propriétaires souffrent, personne ne peut se permettre de fermer davantage, nous n'avons plus de quoi nourrir nos enfants", s'est alarmé un autre commerçant, Samir Saliba. "Les supermarchés et les banques sont ouverts, et la distanciation sociale n’y est en rien respectée, pourquoi alors sommes-nous toujours exemptés des mesures d'allègement du confinement ? Il n’y a aucun plan !", a-t-il fulminé, avant d'ajouter qu'"une délégation de commerçants voudrait s'entretenir avec le ministre sortant de l'Economie, Raoul Nehmé, afin d'aborder la question".

A Jounié, dans le Kesrouan, des commerçants ont également crié leur colère à travers la voix de l'Association des commerçants de la ville et ses environs, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Ils ont appelé à la réouverture des souks de la ville, "selon des conditions fixées par le Conseil supérieur de défense".

Le Liban, embourbé dans une grave crise économique et sociale depuis plus d'un an, a vu la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus et ses conséquences accélérer la paupérisation de sa population. Fin janvier, des manifestations de colère ont eu lieu sur tout le territoire, mais surtout dans le Nord, à Tripoli, la ville la plus pauvre du pays, pour protester contre les conditions socio-économiques et le confinement strict, alors que les gens peinent à acheter de quoi se nourrir.

Plusieurs commerçants ont organisé un sit-in mercredi matin à Beyrouth devant le siège du ministère de l'Economie, contre la prolongation du confinement qui a été quelque peu allégé depuis lundi, demandant à rouvrir leurs boutiques à partir de la semaine prochaine.Au troisième jour du déconfinement progressif du pays, seuls les supermarchés, les supérettes et les épiceries peuvent rouvrir. Les autres commerces doivent encore rester fermés pour deux ou quatre semaines a minima. Une situation dramatique, alors que l'État ne verse pas de dédommagements substantiels en compensation des pertes liées à la fermeture des boutiques."Nous n’en pouvons plus, notre travail est saisonnier", regrette un premier commerçant. "Nous vivons dans un Etat policier qui nous dicte constamment ce que l’on doit faire, mais eux, que...