Le président chypriote Nicos Anastasiades lors d'un sommet européen à Bruxelles, le 14 décembre 2017. Photo AFP/FRANCOIS LENOIR
Le président chypriote Nicos Anastasiades a indiqué lundi à l'émissaire des Nations unies pour Chypre être prêt à participer à une conférence informelle avec le Royaume-Uni, la Grèce et la Turquie pour débloquer les négociations sur une réunification de l'île, selon des responsables.
Les dernières négociations officielles entre Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs menées sous l'égide de l'ONU ont échoué en juillet 2017. La Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni -"garants" de l'indépendance de Chypre depuis 1960 - en faisaient déjà partie. Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 du tiers nord par l'armée turque en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. Ce petit territoire, baptisé "République turque de Chypre-Nord" (RTCN), est reconnu uniquement par Ankara. La République de Chypre, seule reconnue internationalement, est membre de l'Union européenne et exerce son autorité sur la partie sud de l'île méditerranéenne.
L'émissaire des Nations unies Jane Holl Lute, en visite pour la deuxième fois à Chypre depuis décembre, s'est entretenue avec M. Anastasiades avant de franchir la zone tampon pour rencontrer le dirigeant de la RTCN, Ersin Tatar, élu en octobre et partisan d'une solution à deux Etats plutôt qu'une réunification de Chypre. "Durant cette entretien, le président de la République s'est dit prêt à participer à une conférence informelle" 5+ONU, a indiqué le porte-parole du gouvernement chypriote Kyriacos Koushios.
M. Anastasiades espère que cette conférence "aboutira à la reprise des discussions, dans le but de trouver une solution au problème chypriote", a ajouté le porte-parole. Mme Lute a dit à M. Anastasiades que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, souhaitait que cette rencontre ait lieu en février. "J'ai l'intention de réunir les parties et les puissances garantes à une conférence informelle dès que possible en 2021", a récemment assuré dans un rapport M. Guterres au Conseil de sécurité de l'ONU.


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