Le Palais de justice de Beyrouth. Photo d'archives Ani
Une poignée de manifestants ont tenu un sit-in mardi devant le Palais de justice de Beyrouth en faveur de la mise en place d'un audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL) et de son internationalisation. Cet audit de la Banque centrale et des institutions publiques est une réforme clé dans la lutte contre la corruption, un combat réclamé par la rue depuis le soulèvement populaire du 17 octobre et par la communauté internationale comme condition sine qua non du déblocage des aides pour le pays du Cèdre, en proie à une crise économique et sociale sans précédent.
"Que ce soit au niveau libanais ou international, c'est la seule bataille qui amènera des résultats et qui permettra de traîner tous les responsables devant la justice", a crié l'un des manifestants. "Ce combat est long. Nous voulons que tous soient jugés, ceux d'aujourd'hui, comme ceux d'il y a trente ans. Nous n'allons pas arrêter tant qu'ils ne seront pas tous en prison", a-t-il encore prévenu.
Le cabinet Alvarez & Marsal, qui était en charge de l'audit juricomptable de la Banque centrale, a jeté l'éponge il y a un mois à la suite du refus de la BDL et du ministère des Finances de remettre certains documents sous prétexte du secret bancaire. A la suite de cela, le 27 novembre dernier, l’Assemblée s’était déclarée en faveur d’un audit juricomptable général de tous les comptes publics, qui engloberait la Banque du Liban (BDL) et toutes les institutions étatiques. Elle a adopté lundi une loi autorisant la levée du secret bancaire pour une durée d'un an. Toutefois, aucun nouveau cabinet pour mener cet audit n'a encore été désigné.


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