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Dernières Infos - Explosions De Beyrouth

Zeaïter, inculpé par Sawan, accuse le juge d'avoir "outrepassé ses prérogatives"

Zeaïter, inculpé par Sawan, accuse le juge d'avoir

Le député et ancien ministre libanais Ghazi Zeaïter, lors d'une conférence de presse au siège du Parlement, le 11 décembre 2020. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

L'ancien ministre des Travaux publics et des Transports, le député Ghazi Zeaïter, s'est défendu vendredi au lendemain de son inculpation, ainsi que celle du Premier ministre démissionnaire Hassane Diab et deux autres ex-ministres, par le juge Fadi Sawan, dans l'enquête sur l'explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth. M. Zeaïter a ainsi estimé que le juge Sawan a "outrepassé ses prérogatives".

"Le juge d'instruction près la Cour de justice, Fadi Sawan, a outrepassé ses prérogatives et s'est adressé au Parlement en affirmant qu'il y avait des soupçons sur les ministres des Travaux et des Finances. Il s'est montré partial dans sa prise de position et a violé la Constitution", a affirmé le député, lors d'une conférence de presse au siège du Parlement.

"Le juge a-t-il demandé des informations sur le navire qui est entré en 2013 ?", s'est interrogé M. Zeaïter, en référence au navire Rhosus qui transportait les 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium qui ont explosé au port après y avoir été stockés sans mesure de sécurité depuis sept ans.

"Il n'y a aucun document qui atteste que j'étais au courant de la présence du navire. Même un memorandum de l'ambassade russe ne mentionne pas la présence de matières dangereuses", s'est défendu Ghazi Zeaïter. "Honte à une justice dont est membre le juge Fadi Sawan. Nous ne nous tairons pas et nous ne répondrons pas aux agendas politiques", a conclu le député.

Le juge Sawan a inculpé jeudi le Premier ministre démissionnaire Hassane Diab et trois anciens ministres notamment pour négligence. Il s'agit des premières inculpations de responsables politiques annoncées quatre mois après le drame qui a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés, et détruit le port et plusieurs quartiers de la capitale. Selon une source judiciaire qui a requis l'anonymat citée par l'AFP, M. Diab ainsi que l'ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, et les anciens ministres des Travaux publics Youssef Fenianos et Ghazi Zeaïter ont été inculpés pour "négligence et pour avoir provoqué la mort et des nuisances à des centaines de personnes".

C'est la première fois qu'un Premier ministre est inculpé dans le cadre de ses fonctions au Liban. Dans un bref communiqué, Hassane Diab s'est dit jeudi "étonné" de cette inculpation qui, "au-delà de la personne, vise un poste" (de Premier ministre). Il a également affirmé avoir "la conscience tranquille" concernant la façon dont il a traité "de manière transparente et responsable" le dossier de la double explosion au port.

Réagissant aux critiques de la présidence du gouvernement, le Conseil supérieur de la magistrature a défendu la décision du juge Sawan, prise selon lui dans le respect des usages juridiques et scientifiques requis dans ce genre de crimes et à l’issue d’une enquête menée "avec minutie et prudence". Reste que deux des inculpés étant des députés, la justice devrait en principe, en vertu de l’article 40 de la Constitution, demander à la Chambre la levée de leur immunité parlementaire avant de les interroger. Or le juge Sawan a fixé d’ores et déjà au début de la semaine prochaine leur interrogatoire.

L'ancien ministre des Travaux publics et des Transports, le député Ghazi Zeaïter, s'est défendu vendredi au lendemain de son inculpation, ainsi que celle du Premier ministre démissionnaire Hassane Diab et deux autres ex-ministres, par le juge Fadi Sawan, dans l'enquête sur l'explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth. M. Zeaïter a ainsi estimé que le juge Sawan a "outrepassé ses prérogatives"."Le juge d'instruction près la Cour de justice, Fadi Sawan, a outrepassé ses prérogatives et s'est adressé au Parlement en affirmant qu'il y avait des soupçons sur les ministres des Travaux et des Finances. Il s'est montré partial dans sa prise de position et a violé la Constitution", a affirmé le député, lors d'une conférence de presse au siège du Parlement."Le juge a-t-il demandé des informations sur le navire qui...