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Le procès des attentats de janvier 2015 a repris après un mois d'interruption

Le procès des attentats de janvier 2015 a repris après un mois d'interruption

Croquis d'audience montrant Ali Riza Polat, le principal accusé du procès des attentats jihadistes de janvier 2015 en France, lors d'une audience devant un tribunal de Paris, le 26 octobre 2020. Photo AFP / Benoit PEYRUCQ

Le procès des attentats de janvier 2015 en France, suspendu depuis un mois à cause de la crise sanitaire, a repris mercredi en présence du principal accusé, Ali Riza Polat, déclaré "apte" par les médecins à participer à l'audience malgré ses protestations.

Les traits tirés et la barbe fournie sous son masque en tissu, Ali Riza Polat, diagnostiqué positif fin octobre au Covid-19, a pris place en dernier dans le box vitré aux côtés de ses co-accusés, devant une salle comble. Le président de la cour d'assises spéciale de Paris, Régis de Jorna, est longuement revenu sur l'état de santé de M. Polat, en assurant qu'il avait été jugé "apte, tant sur le plan médical que sanitaire", à assister à l'audience par les médecins.

"Emmenez-moi à l'hôpital, c'est tout ce que je vous demande !", a protesté l'accusé, doudoune noire et pantalon de survêtement, en buvant de l'eau à plusieurs reprises puis en crachant de manière bruyante dans une bassine posée à ses pieds.

"Tous les examens cliniques et biologiques sont normaux. Il refuse de prendre un antivomitif, le Primpéran, le médicament le plus classique. On est sur une simulation depuis le départ", a estimé l'un des avocats de parties civiles, Me Méhana Mouhou. Un avis soutenu par l'avocate générale. "S'il refuse son traitement, c'est son choix, mais ce n'est pas à nous d'en tirer les conséquences (...) Il ne faut pas laisser à l'accusé le choix de la tenue ou non des débats", a-t-elle souligné.

L'un des avocats de M. Polat a estimé que l'expert ne prenait pas en compte les "problèmes génétiques" de l'accusé. "Nous demandons encore une fois que M. Polat soit examiné correctement", a-t-il insisté, tout en précisant ne pas s'opposer à la reprise de l'audience.

Le procès avait été suspendu le 31 octobre après la découverte de trois cas de contamination parmi les accusés, dont M. Polat, présenté comme le "bras droit" du tueur de l'Hyper Cacher, Amédy Coulibaly, et jugé pour "complicité" de crimes terroristes. Quatorze personnes comparaissent devant la cour d'assises spéciale depuis le 2 septembre, dont trois en leur absence. Elles sont accusées, à des degrés divers, de soutien aux frères Saïd et Chérif Kouachi, auteurs des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo et Montrouge (près de Paris), et à Amédy Coulibaly, qui avaient fait 17 morts. Verdict prévu le 16 décembre.

Le procès des attentats de janvier 2015 en France, suspendu depuis un mois à cause de la crise sanitaire, a repris mercredi en présence du principal accusé, Ali Riza Polat, déclaré "apte" par les médecins à participer à l'audience malgré ses protestations.
Les traits tirés et la barbe fournie sous son masque en tissu, Ali Riza Polat, diagnostiqué positif fin octobre au Covid-19, a pris place en dernier dans le box vitré aux côtés de ses co-accusés, devant une salle comble. Le président de la cour d'assises spéciale de Paris, Régis de Jorna, est longuement revenu sur l'état de santé de M. Polat, en assurant qu'il avait été jugé "apte, tant sur le plan médical que sanitaire", à assister à l'audience par les médecins."Emmenez-moi à l'hôpital, c'est tout ce que je vous demande !", a protesté l'accusé,...