Le groupe parlementaire de la Fidélité à la Résistance (Hezbollah) a appelé jeudi à "hâter le processus d'entente interne" afin d'aboutir à la formation d'un gouvernement qu'est censé diriger le Premier ministre désigné Saad Hariri dans un Liban en crise. La formation chiite a également dénoncé les sanctions américaines imposées la semaine dernière contre son allié chrétien Gebran Bassil.
A l'issue de sa réunion hebdomadaire, présidée par le député Mohammad Raad, le groupe parlementaire a ainsi appelé à "hâter le processus d'entente interne pour former le gouvernement car cela représente une nécessité politique et administrative urgente pour le pays et les citoyens et ne supporte pas de faire l'objet de paris ou de tiédeur".
Les tractations gouvernementales menées par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s'enlisent depuis plusieurs jours, face aux demandes et conditions posées par les différents partis politiques qui veulent prendre part au prochain cabinet censé être composé d'une équipe "de mission", comme défini dans l'initiative du président français Emmanuel Macron, le 1er septembre à Beyrouth. Pour tenter de sauver cette initiative, le chef de l'Etat français a dépêché à Beyrouth son conseiller pour la région MENA, Patrick Durel, qui effectue une tournée auprès des dirigeants du pays. Dans le cadre de ses entretiens avec les chefs de files libanais, l'émissaire français s'est entretenu dans l'après-midi avec Mohammad Raad.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui s'est exprimé mercredi soir, a estimé que la formation du gouvernement "nécessite plus de tractations entre le président Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri". Il a dans le même temps souhaité que l'équipe ministérielle soit mise sur pied sans tarder.
Commentant en outre les sanctions américaines imposées la semaine dernière contre leur allié chrétien, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, accusé par Washington de corruption et de soutien au mouvement chiite, la formation chiite a affirmé que les "vraies motivations" de cette décision sont "le refus de M. Bassil de briser son alliance politique avec le Hezbollah".
Enfin, le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé les Libanais à "respecter les mesures sanitaires et le reconfinement décidé" mardi pour lutter contre la propagation du coronavirus. Alors que le Liban s'apprête à franchir en soirée la barre symbolique des 100.000 cas depuis février dernier, les autorités ont décidé de reconfiner tout le pays du 14 au 30 novembre.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine