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Baabda désavoue un ex-conseiller de Aoun implicitement critiqué par Bassil

Baabda désavoue un ex-conseiller de Aoun implicitement critiqué par Bassil

L'entrée du palais présidentiel de Baabda. Photo d'archives Ibrahim Tawil

La présidence libanaise a désavoué mercredi un ancien conseiller du chef de l'Etat Michel Aoun qui avait été implicitement pointé du doigt par le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, lors de sa prise de parole après les sanctions américaines contre lui.

Dans un communiqué, le directeur général de la présidence, Antoine Choucair, affirme que les fonctions d'Antoine Haddad, qui était conseiller du président pour les affaires publiques, avaient pris fin le 9 octobre dernier après une résiliation de son contrat, assortie d'une interdiction d'entrée au palais de Baabda. "Il n'a donc plus aucun dossier en sa possession, concernant notamment les sujets qu'il a évoqués dans la presse durant les deux derniers jours, ou quelconque autre sujet". M. Choucair explique que "certains médias ont publié des propos d'Antoine Haddad portant sur divers sujets, notamment la délimitation de la frontières maritime" avec Israël. "Il a évoqué mon nom à plusieurs reprises dans ces propos", souligne M. Choucair.

Le directeur de la présidence de la République affirme ensuite que M. Haddad a, durant ses fonctions au palais de Baabda, formulé des requêtes illégales et anticonstitutionnelles dans le cadre du dossier des frontières afin qu'elles soient exaucées (...)". Ce à quoi Antoine Choucair dit s'être opposé.

Ces précisions interviennent alors qu'au cours des deux derniers jours, les médias ont relayé des déclarations de M. Haddad, attestant d'un différend entre lui et Gebran Bassil, qui dirige le CPL fondé par le président Aoun, au sujet du dossier de la démarcation de la frontière maritime. Dans une interview avec la chaîne locale libanaise al-Jadeed la veille, Antoine Haddad a accusé Gebran Bassil de diffamation à son égard pour l'avoir accusé indirectement de trahison, lors de son discours du 8 novembre dans lequel le leader du CPL réagissait aux sanctions américaines contre lui. M. Bassil avait alors accusé, sans le nommer, un membre de son parti, ayant des connexions dans les milieux d'affaires et politiques aux Etats-Unis, d'avoir contribué aux sanctions imposées par l'administration américaine à son encontre. Des informations ayant fuité indiquent qu'Antoine Haddad serait la personne soupçonnée par M. Bassil. Ces propos ont ensuite été confirmés par l'intervention d'Antoine Haddad sur la chaîne al-Jadeed et ses déclarations sur les réseaux sociaux.

La présidence libanaise a désavoué mercredi un ancien conseiller du chef de l'Etat Michel Aoun qui avait été implicitement pointé du doigt par le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, lors de sa prise de parole après les sanctions américaines contre lui.Dans un communiqué, le directeur général de la présidence, Antoine Choucair, affirme que les fonctions d'Antoine Haddad, qui était conseiller du président pour les affaires publiques, avaient pris fin le 9 octobre dernier après une résiliation de son contrat, assortie d'une interdiction d'entrée au palais de Baabda. "Il n'a donc plus aucun dossier en sa possession, concernant notamment les sujets qu'il a évoqués dans la presse durant les deux derniers jours, ou quelconque autre sujet". M. Choucair explique que "certains médias ont publié des propos...