Le cardinal Christian Wiyghan Tumi (à gauche) parle avec l’opposant John Fru Di lors du dialogue national visant à rapprocher les anglophones des francophones au Cameroun, le 30 septembre 2019. STRINGER/AF
Mgr Tumi et une dizaine d'autres personnes, dont un chef coutumier, Sehm Mbinglo, le Fon (chef) de Nso, une "royauté" proche de Kumbo, avaient été enlevés par des inconnus sur la route en début de soirée. Selon le responsable local, le prélat et son chauffeur ont été séparés du reste du groupe pour lequel des représentants de la population locale sont en train de négocier la libération.
"Le Cardinal et son chauffeur ont été libérés il y a peu. C'est un soulagement, mais c'est aussi bouleversant de savoir qu'un cardinal de 90 ans a été pris en otage", s'est ému Mgr Kleda dans un entretien téléphonique avec l'AFP.
Les rebelles séparatistes anglophones armés se livrent fréquemment à des rapts, y compris de personnalités, depuis le début de ce conflit il y a près de quatre ans. Ces kidnappings aboutissent d'ordinaire à la libération relativement rapide des otages, contre rançon ou au terme de négociations, mais quelques très rares personnes ont été exécutées, notamment des membres des forces de l'ordre, des enseignants et des civils accusés de collaborer avec l'Etat, qui attribue toujours ces rapts, jamais revendiqués, aux groupes séparatistes.
Ainsi jeudi, 11 enseignants enlevés deux jours plus tôt dans une école presbytérienne de Kumbo, ont-ils été relâchés jeudi sans avoir subi de violences par leurs ravisseurs, après une médiation de représentants de la population locale, selon les autorités presbytériennes, qui ont attribué le kidnapping à un groupe armé séparatiste anglophone.


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