Le chef des Marada, Sleiman Frangié. Photo d'archives L'OLJ
Le chef des Marada, le leader chrétien Sleiman Frangié, a démenti jeudi convoiter des ministères au sein du cabinet que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, est censé former. Un gouvernement qui n'a toujours pas vu le jour en raison des tractations et du partage de parts entre les différentes formations politiques traditionnelles, alors que le pays ne cesse de s'enfoncer dans une grave crise.
"Tout ce qui est attribué dans la presse au courant Marada et faisant état d'une convoitise de la part du parti concernant des portefeuilles ministériels est infondé. Nous n'avons pas formulé de demandes, et lorsqu'on nous contacte, nous agissons en fonction".
Depuis sa désignation, le 22 octobre, le chef du Courant du Futur, Saad Hariri, cherche à former un gouvernement d'experts, capable de mener les réformes réclamées par la communauté internationale, notamment la France, dans le cadre de l'initiative lancée par Paris le 1er septembre dernier à Beyrouth et qui vise à sortir le pays de la crise aiguë qu'il traverse. Toutefois, le processus gouvernemental se heurte désormais aux revendications des partis concernant la distribution des portefeuilles ministériels. En début de semaine, le Premier ministre désigné et le président de la République, Michel Aoun, avaient convenu de limiter le nombre de portefeuilles à 18, un chiffre qui posait problème car il imposait une réduction de l’éventail de répartition des sièges aux différents partis et communautés, notamment en ne permettant pas d'inclure la part revendiqué par le député druze Talal Arslane, allié du Courant patriotique libre (CPL, aouniste).
Après un week-end sous le signe du pessimisme, la situation gouvernementale avait semblé se débloquer lundi, avec une reprise des concertations entre Saad Hariri et le président Aoun. Ce dossier fait également l'objet d'une médiation menée par le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et le président de la Chambre, Nabih Berry.


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