Un des responsables de l'administration présidentielle russe, Sergueï Kirienko. AFP / POOL / Alexey NIKOLSKY
"Le Royaume-Uni va continuer de travailler étroitement avec nos partenaires internationaux pour nous opposer à l'utilisation d'armes chimiques par la Russie", a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab sur Twitter.
Six responsables, dont le patron des services de sécurité du FSB Alexandre Bortnikov et l'un des responsables de l'administration présidentielle Sergueï Kirienko, sont sanctionnés en lien avec l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, tombé gravement malade le 20 août à bord d'un avion en Sibérie et actuellement en convalescence en Allemagne.
"Le Royaume-Uni et ses partenaires sont convenus qu'il n'y a pas d'autre explication plausible à l'empoisonnement de M. Navalny qu'une implication et une responsabilité de la Russie", a expliqué la diplomatie britannique dans un communiqué.
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé qu'Alexeï Navalny a bien été empoisonné par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires.
Londres a également sanctionné, comme l'UE, l'homme d'affaires Evguéni Prigojine, jugé "responsable d'une activité importante de mercenaires étrangers en Libye et de multiples violations de l'embargo de l'ONU sur les armes". Proche du président russe, l'homme d'affaires, surnommé le "chef-cuisinier de Poutine" car sa société de restauration Concord a travaillé pour le Kremlin, est suspecté d'être liée à une "usine à trolls" que Washington accuse d'ingérence électorale et à l'opaque groupe de mercenaires Wagner.


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