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Des policiers crient leur ras-le-bol après l'attaque d'un commissariat


Des policiers crient leur ras-le-bol après l'attaque d'un commissariat

Le commissariat de Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne, le 11 octobre 2020. Photo STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Une centaine de policiers se sont rassemblés lundi pour crier leur colère devant le commissariat de Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne, cible d'une attaque sans précédent aux mortiers d'artifice samedi soir. Derrière une banderole "notre sécurité a un prix", plusieurs dizaines de membres des forces de l'ordre ont brandi devant la presse des pancartes sur lesquelles ils apparaissent comme des cibles. "On est là pour dire 'stop', 'ras-le-bol', on veut que le gouvernement prenne des mesures fortes pour nous protéger", explique à l'AFP Bruno Angelo, responsable d'un syndicat policier.

"Ce qui s'est passé samedi soir, c'est la goutte d'eau. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, on ne cesse d'être sur le terrain, d'être le rempart de la République, il faut aujourd'hui qu'il y ait de véritables sanctions pénales", ajoute-t-il. "Si ces jeunes voyous sont sanctionnés à la hauteur de leurs actes, ils y penseront à deux fois avant de recommencer".

L'attaque du commissariat, situé au coeur d'une cité difficile de Champigny-sur-Marne, s'est produite samedi peu avant minuit.

Deux agents étaient devant le commissariat en train de fumer lorsque les assaillants, visage dissimulé et armés de barres de fer, sont arrivés, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée.

Les deux fonctionnaires ont juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat. Des mortiers d'artifices ont été tirés contre la façade, sans faire de blessé.

"On n'est plus en sécurité dans notre propre lieu de travail, déjà que c'est dur dehors, là on se dit que même dedans on n'a pas de moment de répit", s'inquiète un membre du commissariat qui a souhaité garder l'anonymat.

L'attaque est survenue moins de trois jours après la violente agression de deux policiers, passés à tabac et blessés par balle en région parisienne alors qu'il étaient en mission.

Le Premier ministre Jean Castex a assuré lundi que le gouvernement serait "intraitable". Les syndicats de policiers doivent être reçus mardi par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin puis jeudi par le chef de l'Etat Emmanuel Macron.

La mesure annoncée par Gérald Darmanin d'interdire par une loi la vente au public, sur internet, des mortiers d'artifice peine pour l'heure à convaincre.

"On ne veut pas de mesurettes, d'actions coup de poing, on veut des mesures qui changent les choses de façon pérenne, des sanctions pénales", a déclaré un autre responsable syndical, Reda Belhaj.

Par ailleurs, un étudiant algérien est jugé à Paris pour avoir attaqué des policiers au marteau devant la cathédrale Notre-Dame en juin 2017 après avoir fait allégeance au groupe Etat islamique (EI).

Une centaine de policiers se sont rassemblés lundi pour crier leur colère devant le commissariat de Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne, cible d'une attaque sans précédent aux mortiers d'artifice samedi soir. Derrière une banderole "notre sécurité a un prix", plusieurs dizaines de membres des forces de l'ordre ont brandi devant la presse des pancartes sur lesquelles ils apparaissent comme des cibles. "On est là pour dire 'stop', 'ras-le-bol', on veut que le gouvernement prenne des mesures fortes pour nous protéger", explique à l'AFP Bruno Angelo, responsable d'un syndicat policier. "Ce qui s'est passé samedi soir, c'est la goutte d'eau. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, on ne cesse d'être sur le terrain, d'être le rempart de la République, il faut aujourd'hui qu'il y ait de véritables sanctions...