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Pénurie et contrebande de médicaments : deux pharmacies fermées, Hassan menace de plus de sanctions

Pénurie et contrebande de médicaments : deux pharmacies fermées, Hassan menace de plus de sanctions

Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, présidant le 12 octobre 2020 une réunion sur la cirse des médicaments. Photo Ani

Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, a annoncé lundi la fermeture de deux pharmacies et menacé de prendre des mesures de sanctions contre les contrevenants, alors qu'une pénurie de médicaments, sur fond de crise et de contrebande, s'installe dans le pays.

Hamad Hassan a ainsi présidé une réunion d'urgence pour résoudre cette crise, en présence des acteurs du secteur, alors que certains médicaments sont en rupture de stock dans les pharmacies, et que les Libanais craignent une prochaine levée des subventions sur des médicaments, ce qui aurait pour conséquence une flambée des prix, au moment où la livre libanaise ne cesse de s'effondrer.

Dans ce contexte, M. Hassan a annoncé avoir ordonné la fermeture de deux pharmacies jusque-là. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le premier établissement achetait des traitements contre le cancer à des prix subventionnés et les vendait à l'étranger. L'autre avait acheté 120 caisses de sérum et les vendait de manière irrégulière. Le ministre sortant a dit s'attendre "à des progrès bientôt" et a prévenu que des "sanctions sévères seront prises contre les contrevenants".

Il a ainsi annoncé qu'une campagne d'inspection au sein des pharmacies, usines et dépôts a été lancée, faisant savoir qu'il ne se contentera plus d'émettre des avertissements mais qu'il ordonnera dorénavant des fermetures d'au moins une semaine contre les contrevenants. Hamad Hassan s'est dit contre une levée des subventions sur les médicaments, tout en rappelant son opposition au détournement de ces subventions.

Le président du syndicat des pharmaciens a reconnu pour sa part que des médicaments libanais avaient été vendus en Irak et en Syrie. Le président du syndicat des importateurs de médicaments a pour sa part affirmé avoir livré des quantités similaires à l'an dernier, appelant à contrôler les pharmacies et leurs ventes.

Au Liban, les médicaments font partie des produits de première nécessité subventionnés par la Banque centrale – au même titre que le pain ou l’essence – et qui sont peu impactés par la dépréciation continue de la livre libanaise par rapport au dollar. Des produits subventionnés qui sont parfois envoyés en contrebande vers la Syrie ou à l'étranger, entraînant une perte sèche pour l’Etat libanais. En outre, la Banque centrale a annoncé fin août que l’absence de réserves de devises en dollars ne permettrait pas de financer les importations de blé, de carburant et de médicaments au-delà de trois mois, une perspective qui ferait bondir l’inflation et aggraverait la crise économique et sociale d’un pays déjà exsangue. Ces derniers jours, de nombreux médicaments étaient en rupture de stock dans les pharmacies, suscitant la panique des consommateurs, dont certains n'hésite pas à stocker des médicaments.

Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, a annoncé lundi la fermeture de deux pharmacies et menacé de prendre des mesures de sanctions contre les contrevenants, alors qu'une pénurie de médicaments, sur fond de crise et de contrebande, s'installe dans le pays.Hamad Hassan a ainsi présidé une réunion d'urgence pour résoudre cette crise, en présence des acteurs du secteur, alors que certains médicaments sont en rupture de stock dans les pharmacies, et que les Libanais craignent une prochaine levée des subventions sur des médicaments, ce qui aurait pour conséquence une flambée des prix, au moment où la livre libanaise ne cesse de s'effondrer.Dans ce contexte, M. Hassan a annoncé avoir ordonné la fermeture de deux pharmacies jusque-là. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le premier...