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Dernières Infos - Assassinat Hariri

Pas de "preuves" de la responsabilité directe des dirigeants syriens et du Hezbollah, selon le TSL

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Un panneau indicatif du Tribunal spécial pour le Liban. AFP / KENZO TRIBOUILLARD

Il n'y a pas de "preuves" de la responsabilité directe des dirigeants de la Syrie et du Hezbollah dans l'assassinat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005 à Beyrouth, a déclaré une juge du Tribunal spécial pour le Liban qui a ouvert la séance du prononcé du verdict. "Nous pensons que la Syrie et le Hezbollah auraient pu avoir un intérêt à la mort de Rafic Hariri, mais il n'y a pas de preuves de la responsabilité directe des dirigeants de la Syrie et du Hezbollah", a déclaré la juge Janet Nosworthy, ajoutant que M. Hariri et le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, entretenaient une "bonne relation dans les mois précédant" l'attentat. "L'objectif de la vidéo de l'islamiste libanais, Ahmad Abou Adass, qui a enregistré une fausse vidéo de revendication, était d'opérer une diversion par rapport aux véritables auteurs et d'installer la peur auprès des Libanais", a ajouté la juge.

Quatre membres présumés du Hezbollah sont jugés, accusés d'avoir participé à l'opération. Aucun des accusés n'ayant été remis au tribunal, ils sont jugés par contumace.
Le principal suspect dans l'affaire, Salim Ayyash, 56 ans, est accusé d'"homicide intentionnel" et d'avoir été à la tête de l'équipe qui a mené l'attaque. Deux autres hommes, Hussein Oneissi, 46 ans, et Assad Sabra, 43 ans, sont notamment poursuivis pour avoir enregistré une fausse cassette vidéo qui revendiquait le crime au nom d'un groupe fictif. Le dernier suspect, Hassan Habib Merhi, 54 ans, fait également face à plusieurs chefs d'accusation, tels que complicité de perpétration d'un acte de terrorisme et complot en vue de commettre cet acte. Moustafa Badreddine, le principal suspect décrit comme le "cerveau" de l'attentat par les enquêteurs, est mort depuis en Syrie et n'a donc pas été jugé.

Au cours du procès, l'accusation a martelé que l'assassinat de Rafic Hariri "avait un but politique", arguant que le milliardaire sunnite "était perçu comme une grave menace par les prosyriens et pro-Hezbollah". Le Hezbollah, allié du régime syrien et de l'Iran, a rejeté toute responsabilité et a déclaré ne pas reconnaître le TSL.

Rafic Hariri, Premier ministre jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué en février 2005 lorsqu'un kamikaze a fait sauter une camionnette remplie d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth, faisant 226 blessés. Sa mort, dans laquelle quatre généraux libanais prosyriens ont été dans un premier temps accusés d'être impliqués, avait déclenché à l'époque une vague de manifestations, entraînant le retrait des troupes syriennes après près de 30 ans de présence au Liban.

Il n'y a pas de "preuves" de la responsabilité directe des dirigeants de la Syrie et du Hezbollah dans l'assassinat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005 à Beyrouth, a déclaré une juge du Tribunal spécial pour le Liban qui a ouvert la séance du prononcé du verdict. "Nous pensons que la Syrie et le Hezbollah auraient pu avoir un intérêt à la mort de Rafic Hariri, mais il n'y a pas de preuves de la responsabilité directe des dirigeants de la Syrie et du Hezbollah", a déclaré la juge Janet Nosworthy, ajoutant que M. Hariri et le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, entretenaient une "bonne relation dans les mois précédant" l'attentat. "L'objectif de la vidéo de l'islamiste libanais, Ahmad Abou Adass, qui a enregistré une fausse vidéo de revendication, était...