La ministre libanaise de la Défense, Zeina Acar. Photo Dalati et Nohra
La ministre libanaise de la Défense, Zeina Acar, a réaffirmé vendredi l'engagement de l'armée à protéger les journalistes, soulignant son intention de soutenir la presse. Cette déclaration de Mme Acar intervient alors que le Liban, qui s'enfonce de plus en plus dans la crise, connaît une période de forte répression de la liberté d'expression.
"Nous devons aider à protéger la presse et les journalistes et assurer leur résilience et le respect de leurs droits", a déclaré Mme Acar lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de l'Ordre de la presse, Aouni el-Kaaki. Elle a insisté sur l'importance d'une présence de la presse, malgré la fermeture de plusieurs titres". La ministre, également vice-présidente du Conseil, a aussi affirmé que l'armée "continue de protéger les journalistes".
La presse libanaise traverse une crise profonde depuis plusieurs années, entre la disparition de certains titres et la surveillance de plus en plus resserrée de la profession par les autorités. La semaine dernière, des militaires sont intervenus pour empêcher des journalistes de mener des micro-trottoir dans une rue de Beyrouth et la troupe a ensuite imposé aux journalistes désireux d’effectuer des reportages photos ou filmés d’obtenir une autorisation préalable de l’institution militaire, en se basant sur une décision interne des années 80.
Par ailleurs, Mme Acar s'est entretenue avec le métropolite orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi. A l'issue de leur réunion, elle a appelé à "soutenir la troupe, qui œuvre à ancrer l'unité nationale et protéger la souveraineté et la stabilité" du Liban.


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