Quelques dizaines de parents d'étudiants libanais se trouvant actuellement à l'étranger ont manifesté mercredi sur la place des Martyrs, à Beyrouth, afin de réclamer l'adoption par le Parlement d'une loi sur le "dollar étudiant", permettant l'envoi de devises à leurs enfants. Ce sit-in est organisé alors que de nombreuses personnes résidant à l'étranger ou qui y sont coincées en raison de la pandémie de coronavirus, souffrent des restrictions draconiennes imposées par les banques pour le transfert de fonds hors du Liban, alors que le pays traverse sa pire crise économique et financière.
Lors de ce sit-in, les parents ont appelé l'Etat à "adopter rapidement" cette loi, soulignant que l'avenir académique de plus de 10.000 étudiants à l'étranger est "menacé" par la pénurie de dollars au Liban. Ils ont déploré les difficultés rencontrées pour envoyer des devises à leurs enfants, tout comme les capacités réduites des parents de subvenir aux besoins des étudiants en raison de la crise. Les manifestants ont encore accusé les changeurs agréés de ne pas respecter les taux de change fixés par le syndicat.
Les transferts à destination d'étudiants à l'étranger font partie des rares transactions pour lesquelles les bureaux de change sont autorisés à vendre des dollars, au prix fixé par la Banque du Liban, qui est de 3.900 livres pour un dollar depuis plusieurs semaines.
Depuis l'été dernier, des mesures drastiques, s'apparentant à un contrôle des capitaux, sont appliquées par les banques afin de restreindre les retraits et transferts en devises, alors que les dollars se font rares sur le marché libanais. Ces mesures, en l'absence d'une loi imposée par le Parlement, sont toutefois illégales.


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