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Sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth pour dénoncer le renvoi des nominations devant le CSM

Sit-in devant le palais de Justice de Beyrouth pour dénoncer le renvoi des nominations devant le CSM

Le Palais de Justice de Beyrouth. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir

Quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés mercredi devant le palais de Justice de Beyrouth afin de réclamer la signature du projet de nominations et permutations judiciaires, renvoyées en début de semaine par le chef de l’État Michel Aoun devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Les protestataires ont appelé les juges à "se libérer de l'emprise des dirigeants corrompus". 

Une porte-parole des manifestants a souligné, dans un communiqué lu au cours du sit-in, que "depuis le début de la révolution", le 17 octobre, les contestataires réclament l'indépendance de la justice, estimant que sans cette indépendance, il sera impossible de juger les affaires de corruption des responsables et de récupérer "les fonds publics pillés". Elle a souligné que le chef de l’État n'avait "pas la prérogative de commenter les permutations judiciaires". "Nous en avons assez des violations de la loi", a lancé cette manifestante, entourée d'une dizaine de personnes portant des masques de protection et brandissant des drapeaux libanais. Et d'exhorter les magistrats à "se libérer de l'emprise des dirigeants corrompus et à se révolter contre la corruption".

Le président libanais avait refusé lundi de signer le projet de nominations établi depuis plus de trois mois par le CSM, et parvenu au palais de Baabda vendredi dernier, après plusieurs polémiques. Dans une lettre envoyée au Premier ministre Hassane Diab, justifiant son refus de parapher ce projet, le chef de l’État avait notamment avancé que les permutations proposées "ne prennent pas en considération les critères objectifs de mérite, de spécialisation et de compétence prévus par la Constitution, ainsi que les critères de productivité, d’ancienneté et d’intégrité posés par le CSM lui-même". Il est toutefois connu que le camp aouniste considère que le train des permutations a injustement traité les juges qui lui sont proches

Quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés mercredi devant le palais de Justice de Beyrouth afin de réclamer la signature du projet de nominations et permutations judiciaires, renvoyées en début de semaine par le chef de l’État Michel Aoun devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Les protestataires ont appelé les juges à "se libérer de l'emprise des dirigeants corrompus". Une porte-parole des manifestants a souligné, dans un communiqué lu au cours du sit-in, que "depuis le début de la révolution", le 17 octobre, les contestataires réclament l'indépendance de la justice, estimant que sans cette indépendance, il sera impossible de juger les affaires de corruption des responsables et de récupérer "les fonds publics pillés". Elle a souligné que le chef de l’État n'avait "pas la...