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Liban

Quatrième nuit de violences : plus de 40 blessés à Tripoli

Des manifestants libanais brûlant des bennes à ordures lors de heurts avec l'armée, le 29 avril 2020 à Tripoli, dans le Nord. Photo AFP / Ibrahim CHALHOUB

Plus d'une quarantaine de personnes, notamment des militaires, ont été blessés mercredi, à l'issue d'une quatrième nuit de violentes manifestations à Tripoli, au Liban-Nord, qui a opposé un groupe de contestataires aux militaires, sur fond de crise économique et sociale sans précédent en trente ans. 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), au moins 23 personnes et 19 militaires ont été blessés lors des affrontements de mercredi soir à Tripoli. Ils souffraient de divers blessures, contusions, ou suffocation.

La Croix-Rouge libanaise a pour sa part afirmé jeudi à l'aube avoir évacué 31 blessés.

"Manifestations à Tripoli : la Croix-Rouge a secouru 31 blessés jusqu'à présent", écrit la CRL sur son compte Twitter, jeudi à l'aube, sans plus de précisions. 


Dans la ville, de violents affrontements ont eu lieu entre des manifestants et des militaires au rond-point de Mina. Les protestataires ont jeté des pierres et des pétards sur les soldats qui ont riposté en lançant des bombes lacrymogènes et en tirant des balles en caoutchouc pour les disperser. Les manifestants ont coupé la route à l’aide de pneus enflammés, réclamant que les personnes arrêtées la veille soient libérées, que les fonds pillés soient rendus et que des élections législatives anticipées aient lieu. Des contestataires ont également coupé la route à l’aide de pneus enflammés au niveau de la place al-Nour. Une patrouille des services de renseignement a en outre arrêté R.J., accusé d'actes de vandalisme dans la ville.

Toujours dans le Nord, des heurts ont parallèlement eu lieu à Beddaoui entre protestataires et militaires, selon la chaîne LBCI. Les soldats sont intervenus à bord de véhicules blindés et ont essuyé des jets de cocktails Molotov, de pétards et de pierres. Un poste militaire a été attaqué par les manifestants et l'un des véhicules de l'armée a été endommagé.

Des heurts ont également été signalés dans la nuit à Saïda, au Liban-Sud. Selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, la situation à Saïda est revenue à la normale, en matinée. Il explique que quatre banques ont été vandalisées hier soir par les manifestants, avant que l'armée n'intervienne. Des travaux de rénovation et d'installation de protections métalliques étaient en cours, jeudi. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'armée a arrêté sept personnes après les violences de mercredi soir. Deux d'entre elles ont été relâchées jeudi peu avant midi.

La députée du Courant du Futur Bahia Hariri a, dans ce contexte, affirmé que "la justesse des revendications (des manifestants, ndlr) ne justifie pas qu'on saccage des biens publics et privés". Elle a également estimé que "des mains invisibles mais identifiées manipulent les fauteurs de troubles pour des objectifs désormais connus".

En outre, selon notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah, les services de renseignement de l'armée ont arrêté plusieurs activistes de la localité de Marj qui ont pris part aux dernières manifestations.


Plus d'une quarantaine de personnes, notamment des militaires, ont été blessés mercredi, à l'issue d'une quatrième nuit de violentes manifestations à Tripoli, au Liban-Nord, qui a opposé un groupe de contestataires aux militaires, sur fond de crise économique et sociale sans précédent en trente ans. 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), au moins 23...