Un médecin et un secouriste allemands préparant un caisson permettant de transporter des patients atteints du nouveau coronavirus, à Giessen, en Allemagne, le 12 avril 2020. Photo REUTERS/Kai Pfaffenbach
L'Allemagne a enregistré au cours des dernières 24 heures 2.537 cas supplémentaires de contamination au coronavirus, portant le total à 123.013, annonce lundi l'institut fédéral Robert Koch. Ce bilan quotidien est en baisse pour le troisième jour d'affilée (le bilan diffusé dimanche recensait 2.821 nouveaux cas ; 4.133 dans le bilan diffusé samedi). L'Allemagne restait auparavant sur quatre jours d'accélération du nombre de nouveaux cas.
Le pays compte parallèlement 126 décès supplémentaires ce lundi, pour un total de 2.799 morts depuis le début de l'épidémie.
Dans ce contexte de décélération de l'épidémie, plusieurs hauts responsables politiques ont lancé le débat sur un possible allègement des restrictions et des règles de "distanciation sociale" mises en place pour freiner la propagation du SARS-CoV-2.
Une réunion est prévue mercredi en visioconférence avec Angela Merkel. La chancelière fédérale et les autorités des 16 Länder formant la république fédérale attendent ce lundi les recommandations de l'Académie nationale des sciences.
Au cours du week-end, Armin Laschet, ministre-président conservateur du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, le plus peuplé du pays, a insisté sur l'importance d'un allègement des restrictions. Il a notamment proposé la réouverture des petits commerces sur le modèle appliqué aux boulangeries, où il ne peut y avoir plus de deux clients en même temps. "Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour d'autres commerces ?", s'est-il interrogé dimanche soir sur la ZDF, appelant à un "retour responsable à la normale".
Les autorités fédérales et régionales allemandes ont ordonné à la mi-mars la fermeture de la majeure partie des commerces, celle des piscines, des salles de sport, des bars, des discothèques et des maisons closes ou encore l'interdiction des spectacles et des offices religieux. Les écoles sont également fermées et de nombreuses entreprises ont suspendu leur production.
Les dernières projections des grands instituts macroéconomiques allemands tablent sur une contraction de 9,8% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre, soit plus du double de celle qui avait suivi la crise financière en 2009.


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