Une femme munie d'équipements contre le coronavirus se tient dans une tente devant le portrait du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 31 mars 2020 dans le village de Ghazié au Liban-sud. Photo REUTERS/Ali Hashisho
Le Hezbollah a exprimé jeudi son soutien au gouvernement libanais, notamment dans ses efforts dans la lutte contre le coronavirus, alors même que le parti chiite a mis en place son propre programme d'action contre la pandémie, tout en affirmant vouloir apporter une aide complémentaire à l’État.
"Le gouvernement actuel prend les meilleures mesures possibles et au moindre coût, pour faire face à tous les défis que connaît le Liban. Nous avons pu témoigner de cela en matière de lutte contre le coronavirus", a affirmé le groupe parlementaire du Hezbollah, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
Au Liban, près de 500 personnes ont été contaminées jusque-là par le coronavirus, dont 16 ont succombé, depuis la détection, le 21 février, du premier cas. Le Hezbollah a récemment lancé son plan de lutte contre la pandémie, mobilisant des milliers de ses effectifs à cet effet, et lançant une campagne médiatique pour expliquer sa stratégie. Cette campagne a toutefois suscité des critiques selon lesquelles le parti chiite cherche à se substituer à l’État, démarche dont se défend la formation de Hassan Nasrallah.
En outre le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé les autorités à "protéger les avoirs" des Libanais dans les banques du pays, et à "contrôler le taux de change de la livre et organiser les règles sur les retraits" d'argent en liquide. Les banques libanaises imposent depuis des mois de sévères restrictions à leurs clients afin de pallier au manque de liquidité et à la dévaluation de la monnaie locale, dans un contexte de crise financière et économique, la plus grave en trente ans. Le parti chiite a enfin appelé ces banques à "ouvrir toutes leurs branches (...)", alors que ces établissements sont fermés dans le contexte de lutte contre la propagation du coronavirus, une décision qui avait été désapprouvée par le ministre des Finances, Ghazi Wazni.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine