Le siège d'Electricité du Liban, à Beyrouth. Photo d'archives Dalal Medawar
Le ministère libanais de l'Énergie a lancé vendredi un appel à candidatures dans le cadre des nominations, attendues depuis des mois, des membres du conseil d'administration d'Électricité du Liban, un office public chargé de la gestion et de la distribution de courant électrique dans le pays. Selon le texte de l'appel à candidatures, les nominations se feront "sur base des compétences scientifiques et professionnelles" des candidats.
La période pour les dépôts de dossiers a démarré le 25 mars et les candidats intéressés ont jusqu’au 11 avril pour se manifester, notamment via l’adresse email suivante bod@energyandwater.gov.lb. Les détails de la procédure sont publiés sur le site du ministère (www.energyandwater.gov.lb).
Les candidats doivent notamment se conformer aux conditions d’éligibilité générales fixée par le décret n° 4517 du 13 janvier 1972, soit : être de nationalité libanaise depuis dix ans au moins ; être en bonne santé ; ou encore ne pas avoir été exclu ou limogé d’un autre poste dans une administration ou institution publique, entre autres. Le ministère fixe en outre plusieurs prérequis spécifiques, comme notamment être diplômé et avoir une expérience professionnelle de 10 ans minimum dans plusieurs disciplines (électricité, mécanique, informatiques, droit, économie, métiers de la fonction publique) ; le fait de parler le français ou l’anglais ne plus de l’arabe ; ou avoir travaillé pour le compte d’une administration ou d’une institution publique en tant que consultant ou expert. Le ministère a précisé que les nominations se feront « sur base des compétences techniques et professionnelles » des candidats, dont les dossiers seront étudiés par une commission spéciale désignée par le ministre de l'Énergie, Raymond Ghajar. Selon une source proche du dossier, le critère confessionnel devrait sauf surprise également peser dans la balance. . Des entretiens seront ensuite menés avec les différents candidats, avant que les noms sélectionnés ne soient envoyés au Conseil des ministres pour approbation.
Le conseil d’administration d’EDL est en principe nommé pour un mandat de trois ans, et compte trois à sept membres. La réglementation lui permet de rester en poste au-delà de ce délai tant que le gouvernement n’a pas déclenché la procédure pour le renouveler, ce qui explique que l’actuel conseil siège depuis 2002. Le directeur général d’EDL est lui nommé par le gouvernement. Si l’actuel patron d’EDL, Kamal Hayek cumule les fonctions de directeur (pour lequel il s’est représenté en 2014 via un mécanisme de sélection encadré par le ministère d’Etat pour la réforme administrative) et de président du conseil d’administration, il est néanmoins possible de nommer deux personnes différentes pour chaque poste.
La nomination du nouveau conseil d'administration d'EDL se fait attendre. En avril, lors de l'adoption par la Chambre du plan de gestion du secteur de l'ex-ministre de l'Énergie Nada Boustani, le président du Parlement avait recommandé que ce nouveau conseil soit nommé.


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