Robert Levinson, en 2007. AFP PHOTO
Téhéran a affirmé jeudi qu'un ancien agent du FBI porté disparu depuis 2007 en Iran "avait quitté (le pays) depuis plusieurs années", au lendemain de l'annonce par sa famille qu'il était "mort alors qu'il était détenu" par les autorités iraniennes.
Le président américain Donald Trump n'a pas formellement confirmé le décès de Robert Levinson, disparu depuis 13 ans, mais a laissé entendre qu'il était probable.
"Ils ne nous ont pas dit qu'il était mort, mais beaucoup de gens pensent que c'est le cas", a-t-il affirmé, se disant "désolé".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a affirmé jeudi que "sur la base de preuves crédibles, (Levinson) a quitté l'Iran depuis plusieurs années pour une destination inconnue".
M. Moussavi a ajouté dans un communiqué que l'Iran avait fait tout son possible pour retrouver sa trace après son départ mais "n'a trouvé aucune preuve qu'il soit encore en vie".
Peu avant, Alireza Miryousefi, chargé de la presse auprès de la mission de l'Iran à l'ONU, avait affirmé que "l'Iran avait toujours soutenu que ses fonctionnaires n'avaient aucune connaissance de l'endroit où se trouve M. Levinson, et qu'il n'est pas détenu par l'Iran".
"Nous avons récemment reçu de la part de responsables américains des informations qui les ont conduits, ainsi que nous, à conclure que notre merveilleux mari et père est mort alors qu'il était détenu par les autorités iraniennes", a annoncé mercredi la famille de Robert Levinson.
Sans être en mesure de donner les causes ni la date du décès de celui qui a souvent été présenté comme l'otage le plus ancien de l'histoire américaine, la famille a seulement estimé qu'il était survenu avant l'épidémie de Covid-19 qui a frappé durement l'Iran.
Jeudi, M. Moussavi a appelé les Etats-Unis à annoncer officiellement la mort de Robert Levinson s'il elle était avérée, sans "politiser ni exploiter les émotions de sa famille".
Son décès, s'il est confirmé officiellement, risque d'envenimer encore plus les relations déjà extrêmement tendues entre les Etats-Unis et la République islamique.
La semaine dernière, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait réclamé de Téhéran qu'il "libère immédiatement" tous les ressortissants américains face à la menace du coronavirus dans ses prisons.
Début 2016, l'administration américaine de Barack Obama avait affirmé penser que Robert Levinson n'était plus en Iran.
Le Washington Post avait rapporté en 2013 que Levinson, qui avait pris sa retraite du FBI, travaillait pour la CIA et avait fait une mission visant à recueillir des renseignements sur l'Iran.


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