L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe. Photo d'archives Family Handout/Reuters
L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a obtenu une permission de sortie temporaire de la prison de Téhéran, où elle est détenue après une condamnation pour appels à la sédition qu'elle nie, ont annoncé mardi son mari et le ministre britannique des Affaires étrangères.
"Nazanin a été libérée cet après-midi temporairement pour deux semaines jusqu'au 4 avril", a indiqué Richard Ratcliffe dans un communiqué. Elle devra toutefois porter un bracelet électronique limitant ses déplacements dans un rayon de 300 mètres autour du logement de ses parents, a-t-il précisé.
Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, s'est lui dit "soulagé" et a exhorté le régime iranien à "garantir qu'elle reçoive tout traitement médical nécessaire".
Il a également appelé Téhéran à "libérer tous les binationaux britanniques détenus arbitrairement en Iran".
Fin février, la famille de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 41 ans, avait dit craindre qu'elle ait été contaminée par le nouveau coronavirus, qui frappe particulièrement l'Iran, tandis que les autorités judiciaires iraniennes avaient affirmé qu'elle était "en parfaite santé".
Employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche humanitaire de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, elle avait été arrêtée en avril 2016 en Iran où elle venait de rendre visite à sa famille.
Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison et est détenue à la prison d'Evin.
Cette affaire alimente les tensions entre Londres et Téhéran.


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