Des membres d'une équipe sanitaire de Téhéran se préparant à désinfecter des lieux publics de la ville, le 5 mars 2020. Photo d'ilustration WANA (West Asia News Agency)/Nazanin Tabatabaee via REUTERS
Hossein Sheikholeslam, "un diplomate vétéran et révolutionnaire" est mort à l'âge de 67 ans, a rapporté Irna tard jeudi.
L'Iran est l'un des pays les plus touchés par l'épidémie de pneumonie virale apparue en Chine, avec un bilan officiel d'au moins 107 morts, sur un total de 3.513 cas confirmés.
Sheikholeslam a été vice-ministre des Affaires étrangères entre 1981 et 1997, puis ambassadeur de l'Iran en Syrie de 1998 à 2003, avant de devenir conseiller du chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif. Il était par ailleurs l'un des étudiants impliqués dans la prise d'otages de diplomates américains en 1979 à Téhéran, qui avait conduit l'année suivante à la rupture des relations diplomatiques avec Washington.
Avant le décès de Sheikholeslam, l'épidémie de Covid-19 avait déjà tué six hommes politiques et hauts dirigeants iraniens, dont un membre du Conseil de discernement, instance d'arbitrage entre les institutions de la République islamique, Mohammad Mirmohammadi.
Le virus a aussi coûté la vie au député Mohammad Ali Ramezani de la province de Gilan (nord), l'une des plus touchées par le virus, à Ahmad Toyserkani, un conseiller du chef de l'Autorité judiciaire, à Hadi Khosroshahi, premier ambassadeur de la République islamique au Vatican, à Mojtaba Fazeli, secrétaire d'un leader religieux et à Mojtaba Pourkhanali, un responsable du ministère de l'Agriculture à Gilan.
Un député de Téhéran, Fatemeh Rahbar, est actuellement dans le coma après avoir été infecté par le virus, selon l'agence semi-officielle Isna.
Plusieurs hauts responsables iraniens infectés par la pneumonie virale ont par ailleurs été placés en quarantaine, parmi lesquels le vice-ministre de la Santé, Iradj Harirchi, la vice-présidente chargée des Femmes et de la Famille, Massoumeh Ebtékar, les députés Mahmoud Sadéghi et Mojtaba Zolnour.
Jeudi, l'Iran a annoncé la fermeture des écoles et des universités pour un mois afin de limiter la propagation du nouveau coronavirus, qui touche désormais chacune des 31 provinces du pays sauf une, celle de Bouchehr (sud-est).


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