Des personnes rassemblées devant le sérail de Jounieh où un activiste est interrogé, le 5 février 2020. Photo Ani
Plusieurs personnes se sont rassemblées mercredi devant le sérail de Jounieh, dans le Kesrouan, où un activiste, Tony Khoury, a été interrogé par les Forces de sécurité intérieure en raison de sa participation à plusieurs blocages de route dans le cadre du mouvement de contestation contre la classe dirigeante qui secoue le Liban depuis trois mois et demi.
"Alors que nous respectons la loi, eux l'exploitent, comme ils exploitent le pouvoir qui n'utilise que la répression contre les révolutionnaires", a déclaré l'activiste à son arrivée au sérail de Jounieh. A sa sortie d'interrogatoire, Tony Khoury a estimé que la plainte portée contre lui était "ridicule", avant d'affirmer : "La révolution ne fait que commencer, ils n'ont rien vu encore de la révolution. Qu'ils nous attendent le jour du vote de la confiance au gouvernement. Rien ne nous fait peur".
Mardi soir, l'activiste controversé Rabih Zein, arrêté mercredi dernier dans les affaires de blocage de routes, de destruction d’un distributeur automatique de billets de la branche du Crédit libanais à Zouk et de jet d’un cocktail Molotov contre un bureau du Courant patriotique libre (CPL) dans la région de Jounieh, a été libéré du palais de Justice de Baabda, et a été acclamé à sa sortie par quelques dizaines de personnes.


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