Le député libanais Waël Bou Faour. Photo d'archives Dalati Nohra
Le député et ancien ministre Waël Bou Faour, membre du Parti socialiste progressiste (PSP) du leader druze Walid Joumblatt, a porté plainte lundi matin contre l'activiste Wassef Haraké, figure médiatique du mouvement de révolte populaire, annonçant avoir renoncé à son immunité parlementaire dans cette affaire.
Lors d'une conférence de presse donnée samedi, M. Haraké avait accusé l'ancien ministre d'avoir envoyé, alors qu'il était ministre de la Santé (2014-2016), des médicaments contre le cancer dans la ville druze syrienne de Soueida, ce qui avait provoqué une rupture de stock de ces médicaments au Liban.
"J'ai porté plainte, en ma qualité de citoyen, devant le bureau du procureur général près la cour de Cassation contre l'avocat Wassef Haraké", a annoncé M. Bou Faour à sa sortie du palais de Justice. "J'ai renoncé à mon immunité parlementaire et, si les accusations lancées contre moi sont avérées, je démissionnerai du PSP et de mon siège parlementaire", a-t-il annoncé. Dans le cas contraire, Wassef Haraké "devra s'excuser devant les Libanais et les révolutionnaires", a-t-il déclaré.
Il s'est par ailleurs adressé aux contestataires, leur demandant "comment ils acceptent qu'une personne parle en leur nom et au nom de la révolution et lance des accusations incorrectes".
L'avocat Wassef Haraké, très engagé dans le mouvement de contestation lancé le 17 octobre contre la corruption et l'incompétence des dirigeants, apparaît régulièrement sur les plateaux de télévision où il traite de nombreux dossiers de corruption dans l'administration publique.


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