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Corée du Sud : le nombre de transfuges du Nord à son plus bas niveau depuis 2001


Des soldats sud-coréens patrouillant le long de la frontière avec le Nord, à Goseong, le 14 juin 2019. Photo d'archives AFP / Jung Yeon-je

Le nombre de Nord-Coréens fuyant au Sud est tombé l'an passé à son plus bas niveau en deux décennies, a annoncé Séoul, une tendance qui s'explique notamment par un renforcement de la surveillance des frontières par les autorités nord-coréennes.

Au total 1.047 Nord-Coréens sont arrivés au Sud en 2019, contre 1.137 l'année précédente, selon des données rendues publiques par le ministère sud-coréen de l'Unification. C'est le chiffre le plus bas depuis 2001. Il s'agit du nombre de personnes arrivant au Sud, et pas du total de Nord-Coréens fuyant le Nord.

L'immense majorité des personnes fuyant la Corée du Nord, un pays en proie à des pénuries alimentaires et sous le coup de multiples résolutions de sanctions du Conseil de sécurité, le font en franchissant la frontière avec la Chine. Il arrive qu'ils y restent pendant des années, avant de poursuivre leur route jusqu'en Corée du Sud, souvent via un pays tiers. Au total, plus de 33.500 Nord-Coréens sont passés au Sud depuis la partition de la péninsule en 1948, selon un décompte arrêté à la fin de l'année 2019, C'est en 2009 que le nombre de transfuges (2.914) a été le plus élevé. Mais cet exode a diminué après l'arrivée de Kim Jong Un en 2011 à la tête de la Corée du Nord.

"Davantage de clôtures barbelées ont été érigées et il est plus difficile pour les candidats au départ de soudoyer les gardes car les autorités offrent des récompenses plus importantes" pour la capture de fuyards, explique le dissident nord-coréen Ahn Chan-il, chercheur à Séoul.

Plus de 80% des Nord-Coréens arrivés l'an passé étaient des femmes. Il est en effet plus simple pour les Nord-Coréennes de partir que pour les hommes qui ont souvent un travail, et dont l'absence se repère donc plus facilement. 

Certains Nord-Coréens passant au Sud ont parfois de grandes difficultés à refaire leur vie. L'an dernier, une Nord-coréenne de 42 ans et son fils de six ans avaient été retrouvés morts à leur domicile, deux mois après leur décès. Leur frigidaire était vide et plusieurs factures impayées avaient été découvertes.

Lundi l'agence sud-coréenne Yonhap a annoncé qu'un homme de 62 ans arrivé du Nord en 2008 avait été retrouvé mort dans une montagne de Daegu avec à ses côtés un mot indiquant : "C'est trop dur de vivre."


Le nombre de Nord-Coréens fuyant au Sud est tombé l'an passé à son plus bas niveau en deux décennies, a annoncé Séoul, une tendance qui s'explique notamment par un renforcement de la surveillance des frontières par les autorités nord-coréennes.

Au total 1.047 Nord-Coréens sont arrivés au Sud en 2019, contre 1.137 l'année précédente, selon des données rendues publiques...