"Le royaume dénonce et condamne les violations iraniennes de la souveraineté de l'Irak", indique le communiqué publié par l'agence officielle SPA, en référence aux tirs de missiles iraniens mercredi contre des bases irakiennes abritant des soldats américains.
L'Arabie saoudite est le premier des voisins arabes de l'Irak à dénoncer aussi clairement les attaques iraniennes qui ont été dénoncées par certains dirigeants à Bagdad, dont le président Barham Saleh.
L'Iran a assuré mercredi dans une lettre à l'ONU de son "plein respect" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak après le tir par Téhéran de 22 missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains.
L'Arabie saoudite a renouvelé, dans le même communiqué, ses appels à la "retenue (adressés) à toutes les parties".
Les autorités saoudiennes ont également exhorté ces parties à éviter une "escalade pour préserver la stabilité de l'Irak et de la région", selon le texte du communiqué.
Lundi, avant les tirs de missiles iraniens en représailles à la mort du général iranien Kassem Soleimani, tué par un drone américain à Bagdad, Riyad avait appelé au calme.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères avait alors évoqué devant la presse une "très dangereuse" escalade entre l'Iran et les Etats-unis.
"C'est certainement un moment très dangereux", a déclaré le prince Fayçal ben Farhane pour qualifier les menaces échangées entre Washington et Téhéran depuis le raid américain du 3 janvier qui a tué le haut gradé iranien et plusieurs de ses compagnons d'armes. "Nous espérons voir les acteurs prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter toute nouvelle escalade et provocation", a-t-il ajouté.
De son côté, le roi Salmane d'Arabie saoudite a souligné la nécessité de prendre des mesures pour désamorcer les tensions lors d'une conversation téléphonique le 4 janvier avec le président irakien Barham Saleh.
Le prince héritier Mohammad ben Salmane a chargé le prince Khaled ben Salmane, son jeune frère et vice-ministre de la Défense, de se rendre à Washington et Londres pour plaider en faveur d'une désescalade.


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