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Migrations : l'Autrichien Kurz veut que l'UE s'affirme "contre" Erdogan

Le chef désigné du gouvernement autrichien, Sebastian Kurz. Photo AFP / Alex Halada

Le chef désigné du gouvernement autrichien, Sebastian Kurz, a plaidé dimanche pour que l'Union européenne adopte "une ligne claire contre" le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui "tente d'utiliser les êtres humains comme des armes" dans la gestion des migrations.

Interrogé par le quotidien autrichien Kurier sur la politique migratoire de la Turquie, le dirigeant conservateur a estimé que "Erdogan tente d'utiliser les êtres humains comme des armes".
"L'UE ne doit pas laisser passer ça", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il allait "activement s'engager pour une ligne claire contre Erdogan de la part de l'UE". Le président turc "ne comprend pas d'autre langage", a estimé M. Kurz qui va être investi mardi à la tête du gouvernement autrichien pour un second mandat. Son parti conservateur gouvernera avec les écologistes après avoir formé une alliance avec le parti d'extrême droite FPÖ lors de son premier mandat de décembre 2017 à mai 2019.

M. Erdogan a menacé à plusieurs reprises de laisser partir vers l'Europe les millions de réfugiés, dont une majorité de Syriens, qui se trouvent en Turquie. En échange d'engagements sur la lutte contre le réchauffement climatique ou la transparence de la vie politique, les Verts autrichiens ont accepté le maintien par M. Kurz d'une politique de fermeté sur les questions migratoires.

Dans une autre interview au tabloïd allemand Bild, le chancelier désigné s'est montré très sévère envers les navires de sauvetage humanitaires intervenant en Méditerranée. "Au final, les actions des sauveteurs privés en mer ont fait plus de morts", a estimé Sebastian Kurz. Selon lui, ces opérations "poussent toujours plus de gens à prendre la route (maritime) et ils sont toujours plus nombreux à se noyer". "Tous ceux qui croient agir pour le bien doivent admettre qu'il y a une augmentation prouvée des morts du fait de leurs initiatives", affirme le dirigeant de 33 ans qui s'est toujours montré critique envers ces sauvetages. Il s'oppose aussi à tout projet de répartition des demandeurs d'asile dans les pays de l'UE.
"Nous sommes sur beaucoup de sujets plus proches du FPÖ" que des écologistes, a-t-il reconnu dans une autre interview au quotidien autrichien Die Presse.
Le contrat de la coalition, qui prêtera serment mardi, prévoit "un mécanisme de crise" en cas de désaccord entre les deux partenaires: les conservateurs, majoritaires au parlement, pourraient alors faire voter un texte controversé avec le soutien d'un autre parti que les Verts. "C'est un scénario que je n'envisage pas à ce stade", a dit M. Kurz au Kurier.

Le chef désigné du gouvernement autrichien, Sebastian Kurz, a plaidé dimanche pour que l'Union européenne adopte "une ligne claire contre" le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui "tente d'utiliser les êtres humains comme des armes" dans la gestion des migrations.Interrogé par le quotidien autrichien Kurier sur la politique migratoire de la Turquie, le dirigeant conservateur a estimé que "Erdogan tente d'utiliser les êtres humains comme des armes"."L'UE ne doit pas laisser passer ça", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il allait "activement s'engager pour une ligne claire contre Erdogan de la part de l'UE". Le président turc "ne comprend pas d'autre langage", a estimé M. Kurz qui va être investi mardi à la tête du gouvernement autrichien pour un second mandat. Son parti conservateur gouvernera avec les écologistes après...