Le député Ibrahim Kanaan. Photo d'archives ANI
Le député libanais Ibrahim Kanaan, membre du Courant patriotique libre (fondé par le président Michel Aoun), a justifié dimanche le délai pris par le chef de l’État pour lancer les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un futur Premier ministre, qui se font attendre, plus d'un mois après la démission du cabinet de Saad Hariri. S'exprimant lors d'une interview sur les ondes de la Voix du Liban, M. Kanaan a souligné que les tractations actuelles de Baabda avec les différentes formations politiques ne visent pas seulement à s'entendre sur le nom du futur président du Conseil mais également à discuter de "la période à venir".
"Le président Aoun n'a pas appelé au dialogue qu'en ce qui concerne la forme du futur gouvernement, mais également concernant le contenu et la forme de la période à venir", a affirmé le député aouniste. "Le CPL est en faveur de consultations rapides mais pour former quel gouvernement ? Et avec quels objectifs et programme de travail ?", s'est interrogé M. Kanaan. Le chef de l’État "veut s'assurer, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, que les conditions seront réunies pour former rapidement le cabinet dont le pays a besoin", a-t-il ajouté. Il a estimé que les consultations auront lieu la semaine prochaine.
Saad Hariri avait présenté le 29 octobre sa démission sous la pression de la rue. Mais depuis, aucune avancée n'a été enregistrée concernant la formation d'un futur gouvernement, les tractations s'éternisant entre les parties. En effet, alors que M. Hariri et sa formation exigent un gouvernement de spécialistes non-affiliés politiquement, le CPL et le tandem chiite préconisent la formation d'un cabinet techno-politique.


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