Le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan. Photo d'archives tirée du compte Flickr du Parlement
Le budget de l'Etat pour l'exercice 2020 sera adopté par le Parlement libanais "avant les fêtes, si les conditions le permettent", a souligné jeudi le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, qui a fait une déclaration en ce sens à l'issue de la première réunion de cette commission consacrée à l'étude du projet de loi de finance approuvé mi-octobre par le gouvernement libanais, au début de la révolte populaire contre les dirigeants accusés de corruption.
M. Kanaan a souligné que lors de la réunion, les députés ont présenté une série de questions au ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, concernant les chiffres du projet et les modalités législatives et constitutionnelles de son adoption alors que le gouvernement est démissionnaire depuis un mois.
"Le projet de budget ne prévoit aucune taxe ni aucun frais supplémentaire", a assuré M. Kanaan. "Le ministre des Finances a affirmé que l'amélioration de la situation financière est lié au rétablissement de la confiance et au retour à la normale", a-t-il ajouté. En outre, le député a estimé que le nouveau gouvernement devra se conformer au budget en cours d'étude, "parce que lorsqu'il sera publié au Journal officiel, il deviendra contraignant".
Le projet de budget avait été approuvé par la gouvernement de Saad Hariri en quelques heures, sous la pression de la rue, en même temps qu'une série de réformes économiques et financières, notamment une réduction, jugée irréaliste, du déficit budgétaire à 0,6%, alors que la première version du budget tablait sur un ratio de 7,38 %. Une dizaine de jours plus tard, le gouvernement Hariri a démissionné.
Il y a un mois, M.Kanaan avait appelé à la "coopération" de tous pour assurer l'adoption le plus rapidement possible du texte de loi de finances. Le centre-ville de Beyrouth où se trouve le Parlement était alors entièrement bouclé par des dizaines de milliers de manifestants. Ces derniers sont mobilisés depuis 43 jours pour réclamer la chute du régime en place.


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